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Nos repérages de la rentrée littéraire d’hiver 2019

La petite rentrée littéraire est lancée.

Cette année, elle concerne 493 romans dont 77 premiers romans.

Comme chaque année, de nombreux auteurs sont particulièrement attendus : Michel Houellebecq, Céline Minard, Atiq Rahimi, Véronique Ovaldé, Eric-Emmanuel Schmitt, David Foenkinos ou encore Nikki Gemmell, David Vann et Elena Ferrante.

Bien évidemment, la Team Collibris a fait ses premiers repérages… de quoi faire le plein d’idées lecture et remplir votre liste de souhaits Collibris 😉

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[Retrouvez cette sélection dans l’étagère « Rentrée littéraire d’hiver 2019 » de l’Ami Collibris

Vous pouvez ainsi rajouter les livres qui vous intéressent à votre liste de souhaits en quelques clics à peine].

Nos repérages de la rentrée littéraire d’hiver

« L’insomnie », Tahar Ben Jelloun, Gallimard – 10/01/2019

L'insomnie Tahar Ben Jelloun
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Ce qu’en dit l’éditeur : « S’il vous plaît… un petit peu de sommeil… un petit peu de cette douce et agréable absence… Une simple échappée, une brève escapade, un pique-nique avec les étoiles dans le noir ». Grand insomniaque, un scénariste de Tanger découvre que pour enfin bien dormir il lui faut tuer quelqu’un. Sa mère sera sa première victime. Hélas, avec le temps, l’effet s’estompe… Il doit récidiver. Le scénariste se transforme en dormeur à gages.

Incognito, il commet des crimes qu’il rêve aussi parfaits qu’au cinéma. Plus sa victime est importante, plus il dort. Et c’est l’escalade. Parviendra-t-il à vaincre définitivement l’insomnie ? Rien n’est moins sûr. Une erreur de scénario, et tout peut basculer.


« Un poisson sur la lune », David Vann, Gallmeister – 07/02/2019

Un poisson sur la lune David Vann
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Ce qu’en dit l’éditeur : « Les gens seraient-ils en réalité tous au bord du suicide, toute leur vie, obligés de survivre à chaque journée en jouant aux cartes et en regardant la télé et en mangeant, tant de routines prévues pour éviter ces instants de face à face avec un soi-même qui n’existe pas ?  » Tel est l’état d’esprit de James Vann lorsqu’il retrouve sa famille en Californie – ses parents, son frère cadet, son ex-femme et ses enfants.  Tous s’inquiètent pour lui et veulent l’empêcher de commettre l’irréparable. Car James voyage avec son Magnum, bien décidé à passer à l’acte. Tour à tour, chacun essaie de le ramener à la raison, révélant en partie ses propres angoisses et faiblesses. Mais c’est James qui devra seul prendre la décision, guidé par des émotions terriblement humaines face au poids du passé, à la cruauté du présent et à l’incertitude de l’avenir.

David Vann revisite son histoire familiale et réussit une confession spectaculaire, mêlant subtilement réalité et fiction pour livrer une implacable réflexion sur ce qui nous fait tenir à la vie.


« Comme à la guerre », Julien Blanc-Gras, Stock – 02/01/2019

Comme À La Guerre Julien Blanc-Gras
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Ce qu’en dit l’éditeur : « Le jour de la naissance de mon fils, j’ai décidé d’aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. J’en étais à la moitié de ma vie, je venais d’en créer une et la mort rôdait. L’Enfant articulait ses premières syllabes avec le mot guerre en fond sonore. Je n’allais pas laisser l’air du temps polluer mon bonheur ».

Roman d’une vie qui commence, manuel pour parents dépassés, réflexion sur la transmission, cette chronique de la paternité dans le Paris inquiet et résilient des années 2015-2018 réussit le tour de force de nous faire rire sur fond de tragédie.


« Sérotonine », Michel Houellebecq, Flammarion – 04/01/2019

Sérotonine Michel Houellebecq
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Ce qu’en dit l’éditeur : « Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour » écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d’ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman – son double inversé), l’échec des idéaux de leur jeunesse, l’espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue.

Ce roman sur les ravages d’un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret.


« La goûteuse d’Hitler », Rosella Postorino, Dominique Vittoz (Traducteur), Albin Michel – 02/01/2019

La Goûteuse D'Hitler Postorino Rosella, Dominique Vittoz
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Ce qu’en dit l’éditeur : 1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu’autoritaire.
Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.

Couronné en Italie par le prestigieux prix Campiello, ce roman saisissant est inspiré de l’histoire vraie de Margot Wölk. Rosella Postorino signe un texte envoûtant qui, en explorant l’ambiguïté des relations, interroge ce que signifie être et rester humain.


« En attendant la neige », Christine Desrousseaux, Calmann-Lévy – 02/01/2019

En Attendant La Neige Christine Desrousseaux
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Ce qu’en dit l’éditeur : « Hier, quand j’ai poussé la porte du chalet, j’ai eu immédiatement l’impression d’être arrivée dans un lieu qui m’attendait. Un lieu possible en tout cas. Un lieu vivable. La pièce unique tapissée de bois, le colossal poêle central, les fenêtres ouvertes sur le velours des prairies, tout m’a plu.  » Morez, dans le Haut Jura. C’est là que Vera a décidé de s’exiler quelque temps. Le corps et l’esprit encore endoloris après l’accident de voiture dont elle est responsable et qui a coûté la vie à sa mère, elle investit ce chalet pour se sevrer des médicaments, recouvrer la mémoire et fuir la surveillance de son envahissante soeur.

La montagne apparaît en effet comme le lieu idéal pour se reconstruire. Mais Vera n’est pas la seule à y être venue enterrer son passé et, toute à sa renaissance, elle ignore les menaces qui planent. Des habitants hostiles. Un voisin aussi séduisant que mystérieux. Et la neige qui risque à tout moment de bloquer la vallée…


« Histoire de la souffrance – Tome 1, Âmes », Tristan Garcia, Gallimard – 10/01/2019

Histoire de la souffrance, I Âmes Tristan Garcia
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Ce qu’en dit l’éditeur : À travers les siècles, depuis la toute première étincelle de douleur au sein d’un organisme, quatre âmes se croisent, se battent, se ratent et se retrouvent. Successivement animales et humaines, elles voyagent au Néolithique, en Mésopotamie, à travers la Méditerranée à l’Âge de Bronze, dans la Chine ancienne des Wu, sous l’Empire romain, dans le royaume indien de Samudragupta ou au beau milieu du désert australien. Elles meurent, elles reviennent. Chacune de leurs existences est l’occasion d’un récit, petite partie d’une fresque dont le sens se dévoilera peu à peu: l’épopée des oubliés, le chant des perdants, le grand livre des êtres morts dans l’ombre. Les héros en sont des femmes, des esclaves, des lépreux, des enfants ou des bêtes dont l’esprit se souvient, oublie, génération après génération, mais progresse à l’aveugle dans les galeries du passé.


« De l’autre côté du lac », Xavier Lapeyroux, Anne Carrière – 18/01/2019

De l'autre côté du lac Xavier Lapeyroux
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Ce qu’en dit l’éditeur : En temps normal, La Colline est un quartier tranquille. En temps normal, Hermann mène une vie rassurante aux côtés de sa femme et de Sam, leur fille de 16 ans. Mais leur villa, surplombant le lac, n’est plus le refuge qu’elle était : des coups de feu retentissent, des adolescents disparaissent, des orages menacent. Et même au Pavillon, le foyer pour mineurs où Hermann travaille, la tension a atteint un niveau alarmant. C’est un début d’été chargé de mauvaises ondes et d’événements inexplicables, telle l’apparition soudaine de cette maison sur l’autre rive, une maison en tous points identique à la leur. Hermann décide de réagir, de protéger sa famille, de chercher un moyen de la mettre en sûreté. Une obsession irrépressible, aveugle et sans limite qui le conduira loin, au-delà de ce qu’il croyait possible.

Au bord de la raison et du monde réel. De l’autre côté du lac.


 « Bacchantes », Céline Minard, Rivages – 02/01/2019

Bacchantes Céline Minard
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Ce qu’en dit l’éditeur : Alors qu’un typhon menace la baie de Hong Kong, la brigade de Jackie Thran encercle la cave à vin la plus sécurisée du monde, installée dans d’anciens bunkers de l’armée britannique. Un trio de braqueuses, aux agissements excentriques, s’y est infiltré et retient en otage l’impressionnant stock de M. Coetzer, estimé à trois cent cinquante millions de dollars… Revisitant avec brio les codes du film de braquage, Céline Minard signe un roman drôle et explosif, où la subversion se mêle à l’ivresse.


« Les imparfaits », Sandrine Yazbeck, Albin Michel – 02/01/2019

Les Imparfaits Yazbeck Sandrine
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Ce qu’en dit l’éditeur : Londres 2013. Gamal, ancien grand reporter de guerre et prix Pulitzer, n’a plus eu de nouvelles de sa femme depuis cinq ans. Aussi, quand il découvre qu’Howard, son meilleur ami, se rend en secret à Positano dont elle est originaire, tout se met à vaciller. Entre mensonge et trahison, amour, amitié et rivalité, le puzzle d’un trio apparemment parfait s’ouvre sur leurs failles et leurs secrets. A la fois intimiste et ouvert aux grands enjeux du monde, Les imparfaits entrelace avec une grâce et une subtilité rares les émotions, les relations, les leurres que nous entretenons autant avec ceux que nous croyons connaître qu’avec nous-mêmes.


« Etat de nature », Jean-Baptiste de Froment, Aux Forges de Vulcain – 04/01/2019

Etat de nature Jean-Baptiste de Froment
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Ce qu’en dit l’éditeur : Qui n’a jamais rêvé d’être reconnu à sa juste valeur ? Claude est un homme qui a longtemps été discret. Il fait bien son travail, mais manque d’éclat. Quand la retraite de sa supérieure approche. Il se décide à briguer son poste. Mais une jeune femme dont la valeur est plus grande que le nombre de ses années, va se placer sur son chemin. C’est une histoire mille fois entendue : l’ambition contrariée. Sauf que Claude n’est pas n’importe qui. C’est un des plus hauts personnages de l’État. Sa supérieure, c’est la présidente de la République. Et son ennemie, c’est une jeune préfète, séduisante et charismatique – son contraire en tous points. Commence alors un duel politique et médiatique pour le contrôle d’un pays, d’un peuple, d’un État.


« L’empreinte », Alexandria Marzano-Lesnevich Héloïse Esquié (Traduction), Sonatine – 10/01/2019

L'Empreinte Marzano-Lesnevich Alexandria, Héloïse Esquié
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Ce qu’en dit l’éditeur : Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l’épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien tout à fait inattendu entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n’aura alors cesse d’enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

Dans la lignée de séries documentaires comme Making a Murderer, ce récit au croisement du thriller, de l’autobiographie et du journalisme d’investigation, montre clairement combien la loi est quelque chose d’éminemment subjectif, la vérité étant toujours plus complexe et dérangeante que ce que l’on imagine. Aussi troublant que déchirant.


« Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris », David Zaoui, JC Lattès – 30/01/2019

Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris David Zaoui
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Ce qu’en dit l’éditeur : « As-tu pensé, Alfredo, à ce que sera ta vie si tu ne parviens pas à percer dans cette voie qui est la tienne ? Que deviendras-tu ? Chauffeur routier, vendeur de cartes de visite, slameur ? Que pourrais-tu devenir ? Tu ne sais rien faire. » Dans une HLM de banlieue, vivant sur le même palier que ses parents juifs italiens, Alfredo Scali est un loser au grand coeur qui se rêve artiste. Mais pas n’importe lequel?! Alfredo peint « l’inconscient des animaux?à travers leurs rêves » : celui des ours bipolaires et des crabes kleptomanes, entre autres…
Entouré d’un père soigneur dans un zoo et d’une mère qui prépare inlassablement des pâtisseries, d’une grand-mère foldingue atteinte d’Alzheimer, d’une touriste italienne aussi ensorcelante qu’inaccessible et d’un conseiller Pôle Emploi spécialisé dans les jobs neurasthéniques, sa vie d’artiste pleine de doutes et d’espoirs paraît sans issue. Tout va changer lorsque Alfredo va hériter… de Schmidt, le singe chargé d’assister sa grand-mère.  Ce capucin malicieux, dressé pour aider les personnes dépendantes, va bouleverser la vie du héros, ainsi que sa peinture… De Pantin à Montmartre, d’une friterie belge tenue par un drôle de rabbin aux plages paradisiaques de Saint-Domingue, ce roman tendre et déjanté vous entraînera sur les traces d’un artiste prêt à surmonter tous les obstacles pour atteindre son idéal.


« Le voyage du canapé-lit », Pierre Jourde, Gallimard – 10/01/2019

Le voyage du canapé-lit Pierre Jourde
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Ce qu’en dit l’éditeur : Mal aimée par une mère avare et dure, sa fille unique, à la mort de celle-ci, hérite d’un canapé-lit remarquablement laid. Elle charge ses deux fils et sa belle-fille de transporter la relique depuis la banlieue parisienne jusque dans la maison familiale d’Auvergne. Durant cette traversée de la France en camionnette, les trois convoyeurs échangent des souvenirs où d’autres objets, tout aussi dérisoires et encombrants que le canapé, occupent une place déterminante.

A travers l’histoire du canapé et de ces objets, c’est toute l’histoire de la famille qui est racontée, mais aussi celle de la relation forte et conflictuelle entre les deux frères. Un récit hilarant, parfois féroce dans la description des névroses familiales, plein de tendresse bourrue, de hargne réjouissante, d’érudition goguenarde.


« Un mariage sur écoute », John Jay Osborn, Marc Amfreville (Traducteur), Editions de L’Olivier – 03/01/2019

Un Mariage Sur Écoute Osborn John Jay, Marc Amfreville
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Ce qu’en dit l’éditeur : Gretchen et Steve ont été mariés longtemps. Ils ont deux enfants, des métiers prenants. En bref, des vies bien remplies. Tout allait bien, jusqu’au moment où ils se sont séparés. Pour trouver une issue au conflit qui les déchire, ils ont décidé d’aller consulter un conseiller conjugal. Entre les murs du cabinet, ces deux personnages vont parler, tenter de tout se dire : vexations, rancœurs, ambiguïté des sentiments, tout y passe. Ce couple en crise essaye de surmonter la fracture, mais un tel projet peut-il aboutir ? Se parler, est-ce suffisant pour créer la voix d’un couple ?

Un mariage sur écoute est un huis-clos d’un genre un peu spécial : il n’est jamais question d’un crime, mais de la mort d’un amour. Dans ce roman presque entièrement dialogué qui rappelle le dispositif narratif de la série In Treatment (En analyse), John Jay Osborn explore le mariage avec tendresse, férocité, et un sens redoutable de la mise en scène.


« A la ligne – Feuillets d’usine », Joseph Ponthus, La Table Ronde – 03/01/2019

A La Ligne Feuillets D'Usine Joseph Ponthus
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Ce qu’en dit l’éditeur : A la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie.

Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de boeufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.


« L’explosion de la tortue », Eric Chevillard, Les Editions de Minuit – 03/01/2019

Explosion De La Tortue (L') Chevillard Eric
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Ce qu’en dit l’éditeur : Les tortues de Floride élevées en aquarium ne sont pas tout à fait des cailloux. Elles ont donc besoin d’eau et de nourriture pour vivre. C’est ce que découvre le narrateur de cette histoire, de retour chez lui après un mois d’absence. Il croyait la sienne plus endurante, mais la carapace décalcifiée de la petite Phoebe se fend sous son pouce. Par ailleurs, alors qu’il s’employait à réhabiliter en la signant de son nom l’oeuvre de Louis-Constantin Novat, écrivain ignoré du XIXe siècle, cette généreuse initiative se trouve soudain menacée. Or la forêt des mystères n’abrite pas que des crimes : les deux mésaventures pourraient bien être liées.


« Le chant des revenants », Jesmyn Ward, Belfond – 07/02/2019

Le Chant des revenants Jesmyn Ward
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Ce qu’en dit l’éditeur : Dans le Mississippi, de nos jours.

À treize ans, Jojo essaie de comprendre : ça veut dire quoi, être un homme ? Non pas qu’il manque de figures masculines, avec en premier chef son grand-père noir, Pop. Mais il ya les autres, plus durs à cerner : son père blanc, Michael, actuellement en détention ; son autre grand-père, Big Joseph, qui l’ignore ; et les souvenirs de Given, son oncle, mort alors qu’il n’était qu’un adolescent.
Et Jojo a aussi du mal à cerner sa mère, Leonie, une femme fragile, en butte avec elle-même et avec les autres pour être la Noire qui a eu des enfants d’un Blanc. Leonie qui aimerait être une meilleure mère, mais qui a du mal à mettre les besoins de Jojo et de la petite Kayla au-dessus des siens, notamment quand il s’agit de trouver sa dose de crack. Leonie qui cherche dans la drogue les souvenirs de son frère.

À l’annonce de la sortie de prison de Michael, Leonie embarque ses enfants et une copine dans la voiture, en route pour le pénitencier d’état. Là, dans ce lieu de perdition, il y a le fantôme d’un prisonnier, un garçon de treize ans qui transporte avec lui toute la sale histoire du Sud, et qui a beaucoup à apprendre à Jojo sur les pères, les fils, sur l’héritage, sur la violence, sur l’amour…


« De si bons amis », Joyce Maynard, Françoise Adelstain (Traducteur), Philippe Rey – 03/01/2019

De si bons amis Joyce Maynard
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Ce qu’en dit l’éditeur : Quand Ava et Swift Havilland, couple fortuné, décident de prendre sous leur aile Helen McCabe, celle-ci est au plus bas. À quarante ans, Helen a perdu la garde de son fils Oliver, huit ans, et partage sa semaine entre rencontres aux Alcooliques Anonymes, petits boulots de serveuse et soirées à faire défiler sur son écran les profils d’hommes célibataires de la région. Après s’être réfugiée depuis l’enfance derrière des récits de vies fantasmées pour masquer sa fragilité, elle trouve auprès des Havilland ce qu’elle a toujours désiré : se sentir unique et aimée.

Dès lors, la vie d’Helen est soumise aux moindres caprices du couple – dont la perversité prend des apparences de bienveillance –, les laissant même s’immiscer dans les prémices de sa relation avec Elliot, un comptable dont le quotidien simple et rangé attire le mépris de ses nouveaux amis. Jusqu’où Helen se laissera-t-elle manipuler par les Havilland, tandis qu’une seule chose compte à ses yeux : récupérer la garde d’Oliver ?

Dans ce roman à l’écriture fluide et rigoureusement construit, Joyce Maynard dresse le portrait d’une femme vulnérable et emporte le lecteur au coeur d’une angoissante prise de possession amicale. Jusqu’au moment où Helen sera placée devant un choix aussi imprévu que difficile…


« Trouble », Jeroen Olyslaegers, Stock – 09/01/2019

Trouble Jeroen Olyslaegers
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Ce qu’en dit l’éditeur : Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l’âme d’un poète et l’uniforme d’un policier. Tandis qu’Anvers résonne sous les bottes de l’occupant, il fréquente aussi bien Lode, farouche résistant et frère de la belle Yvette, que Barbiche Teigneuse, collaborateur de la première heure. Incapable de choisir un camp, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix.


« Une sirène à Paris », Mathias Malzieu, Albin Michel – 06/02/2019

Une sirène à Paris Mathias Malzieu
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Ce qu’en dit l’éditeur : « L’ingrédient magique, c’est l’amour. Car il permet la cristallisation du rêve. Saupoudrez le tout d’une pincée de surprise, et votre vie aura un goût exquis ! « 

Nous sommes en juin 2016, la Seine est en crue. De nombreuses disparitions sont signalées sur les quais. Attiré par un chant aussi étrange que beau, Gaspard Snow découvre le corps d’une sirène blessée, inanimée sous un pont de Paris. Il décide de la ramener chez lui pour la soigner, mais tout ne passe se pas comme prévu. La sirène explique à Gaspard que les hommes qui entendent sa voix tombent si intensément amoureux d’elle qu’ils en meurent tous en moins de trois jours. Quant à elle, il lui sera impossible de survivre longtemps loin de son élément naturel… A travers ce conte moderne, Mathias Malzieu questionne l’engagement poétique et le pouvoir de l’imagination dans une époque troublée. Ce livre est une déclaration d’amour à l’amour, au panache, à l’épique, à la camaraderie et à la surprise.


« Lincoln au Bardo », George Saunders, Fayard – 09/01/2019

Lincoln au Bardo George Saunders
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Ce qu’en dit l’éditeur : Washington, nuit du 25 février 1862. Dans le paisible cimetière de Oak Hill, non loin de la Maison-Blanche, quelque chose se prépare… Un peu plus tôt ce même jour, on a enterré un petit garçon prénommé Willie, qui n’est autre que le fils du Président des Etats-Unis. Ce soir-là, Abraham Lincoln, dévasté de chagrin, s’échappe de son bureau pour venir se recueillir en secret sur la sépulture de son enfant.  Il croit être seul – il ne l’est pas. Bientôt, des voix se font entendre, et voici que jaillit des caveaux tout un peuple d’âmes errantes, prises au piège entre deux mondes, dans une sorte de purgatoire (le fameux Bardo de la tradition tibétaine). L’arrivée du jeune Willie va déclencher parmi eux un immense charivari – une bataille épique, reflet d’outre-tombe de la guerre de Sécession qui, au même moment, menace de déchirer la nation américaine.

Tour à tour inquiétants, hilarants, attendrissants, les spectres surgis de l’imagination de George Saunders nous offrent un spectacle inouï, qui tient de la farce beckettienne autant que de la tragédie shakespearienne. Magistral chef d’orchestre de ce choeur d’ombres baroques, George Saunders s’amuse à dynamiter tous les registres romanesques, pour mieux nous confronter aux plus profonds mystères de notre existence : qu’est-ce que la mort ? qu’est-ce que la vie ? qu’est-ce que l’amour ? et comment vivre, et aimer, quand nous savons que tout est voué au néant ?


« Les Porteurs d’eau », Atiq Rahimi, POL – 03/01/2019

Les Porteurs d'eau Atiq Rahimi
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Ce qu’en dit l’éditeur : 11 mars 2001 : les Talibans détruisent les deux Bouddhas de Bâmiyân, en Afghanistan. Le même jour basculent la vie d’un porteur d’eau à Kaboul et la vie d’un exilé afghan entre Paris et Amsterdam.


« China Dream », Ma Jian, Flammarion – 09/01/2019

China Dream Jian Ma
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Ce qu’en dit l’éditeur : Le rôle de l’écrivain consiste à sonder les ténèbres et par-dessus tout à dire la vérité. J’ai écrit ce roman motivé par ma colère contre les fausses utopies qui asservissent et infantilisent la Chine depuis 1949. « Mélangeant fiction et réalité, le nouveau roman de Ma Jian dresse le portrait de la Chine d’aujourd’hui livrée au «rêve chinois» du président Xi Jinping et à l’amnésie imposée par l’Etat.

Sous les allures d’une fable cruelle, l’auteur dévoile l’une des facettes les plus implacables de la tyrannie qui consiste à tenter d’effacer la mémoire, à éradiquer tout événement passé qui pourrait gêner la marche du pouvoir. Un chef-d’oeuvre de subversion et de drôlerie.


« Berlin terminus », Edgar Hilsenrath, Le Tripode – 14/02/2019

Terminus Berlin Edgar Hilsenrath, Chantal Philippe
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Ce qu’en dit l’éditeur : Écrivain de la Shoah et de l’exil, Edgar Hilsenrath livre avec Terminus Berlin son roman le plus poignant, celui du retour désenchanté en Allemagne. Son héros retrouve, comme lui, le pays natal près de trente ans après avoir quitté l’Europe et ses fantômes. Le temps est venu de faire le bilan d’une vie tourmentée.

Fidèle à son humour, Hilsenrath raconte avec un sens aigu de la dérision le destin de son alter ego littéraire. Lesche, traumatisé par son expérience du ghetto, peine à trouver sa place dans un Berlin marqué par le consumérisme et la chute du Mur. Les rencontres improbables et la résurgence glauque du fascisme forment la trame de ce roman publié en Allemagne en 2006.

Lapidaire et ironique, ce texte émeut par la figure de clown triste que l’auteur y révèle. Après l’avoir écrit, Edgar Hilsenrath décida que son œuvre était close. Il n’a plus rien publié depuis.

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Bien évidemment, cette liste n’est pas exhaustive.

Vous pouvez la retrouver dans l’étagère « Rentrée littéraire d’hiver 2019 » de l’Ami Collibris

Vous pouvez ainsi rajouter les livres qui vous intéressent à votre liste de souhaits en quelques clics à peine.

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