Le Blog Collibris

La Rentrée Littéraire 2016 aux Editions Les Escales !

Aujourd’hui, je vous propose de poursuivre notre tour d’horizon des programmes de cette rentrée littéraire avec les éditions Les Escales.

J’espère que vous y trouverez quelques pépites… comme par exemple Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg, ajoutée bien évidemment à ma liste de souhaits Collibris !

N’hésitez pas à faire de même en cliquant sur la photo de couverture du ou des livres qui vous intéressent !

* * * * * * * * * *

Mazie, Sainte patronne des fauchés et des assoiffés de Jami Attenberg (18 août – EAN : 978-2365691451)

978-2365691451

Personnage haut en couleur, Mazie Phillips tient la billetterie du Venice, cinéma new-yorkais du Bowery, quartier populaire du sud de Manhattan où l’on croise diseuse de bonne aventure, mafieux, ouvriers, etc. Le jazz vit son âge d’or, les idylles et la consommation d’alcool – malgré la Prohibition – vont bon train. Mazie aime la vie, et ne se fait jamais prier pour quitter sa « cage » et faire la fête, notamment avec son amant « le capitaine ». Avec l’arrivée de la Grande Dépression, les sans-abri affluent dans le quartier et la vie de Mazie bascule. Elle aide sans relâche les plus démunis et décide d’ouvrir les portes du Venice à ceux qui ont tout perdu. Surnommée « la reine du Bowery », elle devient alors une personnalité incontournable de New York. Dans ce roman polyphonique, Jami Attenberg nous fait découvrir Mazie – dont on entend la gouaille à travers les lignes de son journal intime –, mais aussi Sœur Ti, son unique amie, sa sœur Jeanie, l’agent Mack Walters, porté sur la bibine et qui aime flirter avec elle… Le lecteur découvre, fasciné, une personnalité hors du commun et tout un monde bigarré et terriblement attachant.

Avant que naisse la forêt de Jérôme Chantreau (25 août – EAN : 978-2365691833)

978-2365691833

Marié à une jolie rousse, père d’une petite fille, Albert vit paisiblement au bout du RER parisien. Un jour qu’il traîne au lit avec sa femme, il laisse le téléphone sonner. Le répondeur se déclenche : sa mère est morte. Démuni, Albert décide de faire le point et s’enferme seul avec l’urne maternelle dans la propriété familiale de Mayenne, une grande maison cerclée de plusieurs hectares de bois. Une idée l’obsède : trouver une chanson pour la cérémonie funèbre – une chanson qui dira à tous, et mieux que n’importe quel discours, qui était cette femme sensible et indépendante. Mais une nuit, il est réveillé par des bruits étranges. Dans l’aile ancienne du bâtiment, les murs chantent… Les échos font revenir le passé. Et puis, il y a cette légende familiale qui dit qu’un ermite erre dans la forêt. Commence alors la lente remontée des souvenirs, et avec elle, celle des secrets d’une mère que seul un fils pouvait entendre.

Les vies de papier de Rabih Alameddine (25 août – EAN : 978-2365692069)

978-2365692069

Une réflexion sur le temps, la politique, la solitude, la douleur et la résistance. Et surtout une ode à la littérature.

Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, est inclassable. Mariée à 16 ans à  » un insecte impuissant « , elle a été répudiée au bout de quatre ans. Pas de mari, pas d’enfant, pas de religion… Non conventionnelle et un brin obsessionnelle, elle a toujours lutté à sa manière contre le carcan imposé par la société libanaise. Une seule passion l’anime: la littérature. Elle a en effet pour les mots un désir inextinguible. À tel point que, chaque année, le 1er janvier, elle commence à traduire en arabe l’un de ses romans préférés. Un travail ambitieux qui finit toujours par échouer dans un tiroir. Car les quelque trente-sept livres traduits par Aaliya au cours de sa vie n’ont jamais été lus par qui que ce soit.
Ce portrait d’une femme solitaire en pleine crise existentielle oscille sans cesse entre passé et présent dans un Beyrouth en constante mutation. Tandis qu’elle essaye de maîtriser son corps vieillissant et la spontanéité de ses émotions, Aaliya doit faire face à une catastrophe inimaginable qui menace de faire voler sa vie en éclats. Son ton mordant ne nous laisse pas indemne.
Rabih Alameddine nous livre un roman bouleversant qui célèbre la vie singulière d’une discrète obsessionnelle et révèle la beauté et l’horreur de Beyrouth. Les Vies de papier est une déclaration d’amour à la littérature et à la façon dont elle peut nous définir.

Une nuit en Crète de Victoria Hislop (1er octobre – EAN : 978-2365691208)

978-2259243285

Au fil de dix nouvelles au charme indéniable, Victoria Hislop nous emmène à travers les rues d’Athènes et les parcs ombragés des villages grecs. En évoquant leur atmosphère si particulière, elle donne vie à un grand nombre de personnages inoubliables : un prêtre solitaire, deux frères qui n’arrêtent pas de se quereller, un étranger indésirable ou encore un jeune marié à la mémoire défaillante. Des histoires simples et fortes, où le charme de la Méditerranée sert les plus grandes peines comme les plus belles rencontres.

L’amour, la loyauté, la séparation et la réconciliation sont abordés avec le style si reconnaissable de Victoria Hislop.

La voix des vagues de Jackie Copleton (13 octobre – EAN : 978-2365691659)

978-2259243285

Lorsqu’un homme horriblement défiguré frappe à la porte d’Amaterasu Takahashi et qu’il prétend être son petit-fils disparu depuis des années, Amaterasu est bouleversée. Elle aimerait tellement le croire, mais comment savoir s’il dit la vérité ?   Ce qu’elle sait c’est que sa fille et son petit-fils sont forcément morts le 9 août 1945, le jour où les Américains ont lâché Fat Man sur Nagasaki ; elle sait aussi qu’elle a fouillé sa ville en ruine à la recherche des siens pendant des semaines.

Avec l’arrivée de cet homme, Amaterasu doit se replonger dans un passé douloureux dominé par le chagrin, la perte et le remord. Elle qui a quitté son pays natal, le Japon, pour les États-Unis se remémore ce qu’elle a voulu oublier : son pays, sa jeunesse et sa relation compliquée avec sa fille. L’apparition de l’étranger sort Amaterasu de sa mélancolie naturelle et ouvre une boîte de Pandore d’où s’échappent les souvenirs qu’elle a laissé derrière elle…

* * * * * * * * * *

Voici donc les romans qui paraîtront aux éditions Les Escales lors de cette rentrée littéraire 2016. Lequel vous tente le plus ?