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Interview Valentine Ctl : ses débuts dans l’écriture

Valentine Ctl est une jeune écrivaine en pleine écriture de son premier roman. Valentine partage sa passion pour les livres et ses premiers pas dans l’écriture à travers ses réseaux sociaux Instagram et YouTube. Nous souhaitions connaître un peu plus son parcours et son chemin d’écrivaine et le partager avec vous.

Interview Valentine Ctl

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Bonjour Anne-Sophie, je te remercie grandement et suis très heureuse de réaliser cette interview.

Mon parcours est ce que l’on pourrait qualifier « d’atypique ». Très jeune, j’ai déménagé de nombreuses fois et tout ce mélange de culture a déclenché en moi une soif de curiosité. Les yeux grands ouverts, j’ai eu envie de voir, de connaître et de vivre plein de choses. Ce caractère se retranscrit très bien dans mon cursus universitaire, car, en fait, je n’ai suivi aucun cursus normal ! Je me suis faufilée à travers divers chemins tout au long de ma vie d’étudiante. Après un bac spécialisé en Économie, j’ai démarré mes études à 17 ans par une formation en commerce, que j’ai détesté. L’année suivante, alors que je n’avais jamais été réellement initiée à ce milieu, j’ai décidé de me lancer dans une Licence d’Arts. Je me suis régalée, j’ai changé de ville et ai poursuivi un premier Master en communication. Enfin, j’ai voulu me spécialiser en direction artistique et c’est ainsi que j’ai atterri à Paris. Sauf que ça ne m’a pas plu non plus ! J’avais envie de réfléchir, d’écrire, de me poser de réelles questions, alors je suis retournée en Université pour mon Master 2, où j’ai choisi une spécialité Humanités et Industries culturelles. Après 7 années d’enrichissement et 5 villes étudiantes conquises, je suis diplômée et réside (pour l’instant) à Paris. Après mûres réflexions, j’ai décidé d’arrêter (enfin!) mes études ici.

Qu’est-ce qui t’a amené à vouloir écrire un roman ?

Cela peut paraître très cliché dit comme ça, mais j’ai toujours écrit, si l’on pose un regard sur l’écriture de manière plus large. J’écrivais des journaux intimes, j’écrivais des chansons, des débuts de livres pour copier sur ma soeur… Mais là où j’ai excellé le plus, c’est l’art avec lequel j’étais capable d’inventer des histoires. J’adorais ça, m’imaginer une vie différente, complètement dingue. Pour te donner une anecdote (dont j’ai un peu honte, mais tant pis!), quand j’avais 7-8 ans, je racontais à ma famille que j’étais, en vérité, une habitante de Pluton… J’ai toujours eu l’impression d’appartenir à un autre monde, cela donne un bel exemple de mon imagination débordante. Ces pays et lieux imaginaires m’ont beaucoup aidé à tenir pendant certaines périodes difficiles. Si la vie me rendait triste, je n’avais qu’à m’en inventer une nouvelle ! Il s’est déroulé un long laps de temps avant que je n’ose me lancer dans l’écriture d’un roman. Un grand manque de confiance en moi, des hauts et des très bas qui m’ont éloigné de ma créativité. Enfin, ce n’est qu’à la fin de l’été 2019 que j’ai décidé que j’allais oser. J’ai eu la chance de partir 2 semaines au Sri Lanka et je pense que ce voyage a, en quelque sorte, changé ma vie. J’ai compris que je me fixais trop de barrières, que malgré mon caractère, je me cantonnais beaucoup à ce que l’on attendait de moi. Je m’étais enfermé dans une restriction créative, et je crois que ce voyage a fait voler en éclat tout ça. J’ai vu tellement de choses qui m’ont touché en plein coeur… Cela m’a fait revenir à la petite fille de 7 ans qui croyait fermement provenir d’une autre planète. En revenant, du Sri Lanka, je savais que c’était le moment de me lancer.

 

D’ailleurs, peux-tu nous en dire plus sur ton projet d’écriture ?

Mon roman s’inscrit dans le registre de la science-fiction, que l’on pourrait qualifier de dystopique. J’ai choisi d’écrire sur des sujets très actuels et controversés. Peut-être que ce n’est pas dû hasard, au vu de ce que j’ai vécu et ressenti au Sri Lanka.

Humanity, questionne le monde. Il pose les grandes problématiques sur l’environnement et ses ressources, qui nous sont essentielles à nous, êtres humains. Il pose aussi la question du rôle de la technologie dans ce défi, quelle est sa place, pouvons-nous lui faire confiance, va-t-elle servir à l’homme, ou au contraire, le desservir ? L’un des piliers de mon livre repose donc sur l’intelligence artificielle. Une création de l’homme, pourtant plus intelligente que lui.

Enfin, en parallèle de cela, j’ai choisi de créer un personnage principal qui s’inscrit dans une tout autre complexité. Madeleine est torturée. Enfant adoptée, elle se confronte brutalement à une solitude qu’elle n’arrive pas à exprimer et qui ne lui ressemble pas du tout. Pourtant, elle devra trouver les clés et se plonger dans son passé si elle veut parvenir à se sauver elle-même et les siens…

Quelles sont tes inspirations ?


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L’inspiration peut survenir d’un moment fort que l’on a vécu, d’une épreuve difficile que l’on a traversé, d’une étape que l’on a franchi avec difficulté. Pour moi, l’inspiration et l’envie d’écrire me sont tombées dessus après le plus beau voyage que j’ai pu faire à ce jour. 🌟🍃🌺 . . C’est en revenant du Sri Lanka que j’ai trouvé l’idée de mon livre. J’ai vu tant de paysages à l’état brut, rencontré tant de personnes au cœur si doux, si sincère… c’est sûrement toutes ces choses là qui ont déclenché en moi l’envie d’écrire. 🌼 . . . . . . . . #travel #travelgram #photography #bookstagram #book #books #booklover #booklovers #instagram #reading #readersofinstagram #story #bookstagrammer #picoftheday #paris #livres #bookblogger #bookblogging #bookaholic #booktography #writer #writersofinstagram #writerslife #writers #writingcommunity #inspiration #srilanka

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Je pense que mes principales sources d’inspiration sont l’être humain, mes rencontres, mon entourage, et la nature à l’état brute. J’attache un sentiment très particulier à mes personnages. Qu’ils soient bons ou mauvais, ils reflètent tous ma vision de l’humanité. La nature à l’état sauvage parce qu’il y a encore ce côté très préservé, intact et propre qui me touche beaucoup. Au Sri Lanka, j’ai pu observer cette vraie nature, sans artifice, et j’ai trouvé cela très beau.

Bien sûr, je puise aussi beaucoup dans mes propres émotions. Les artistes ne peuvent l’être sans se mettre à nu face à leur oeuvre. Il y a beaucoup de moi dans ce livre. Mes doutes, mes rancœurs, mais aussi mes espoirs, ma persévérance, ma soif de la vie en général.

Comment travailles-tu, as-tu un rituel d’écriture ?

Dans ce domaine en particulier, j’ai de gros efforts à faire. Je manque de régularité, car j’ai trop tendance à écrire en fonction de mon humeur. Je ne vois pas encore l’écriture comme  un travail, donc je manque de discipline. J’écris le soir en général, la nuit au mieux. Cette ambiance me donne l’impression que tout est possible quand les gens sont endormis.

Outre le fait d’être un oiseau de nuit, je suis ce que l’on appelle un « écrivain jardinier », cela veut dire que je ne travaille pas à l’aide d’un véritable plan détaillé. Je creuse mes idées, je divague un peu, j’approfondis mes personnages. J’avance un peu à l’aveugle, je ne sais pas encore ce qu’il se passera après mes 5 prochains chapitres, par exemple. Aussi, je retravaille beaucoup mes textes. Je ne peux pas passer au chapitre suivant si je n’ai pas au moins relu et corrigé ce que j’ai écrit la veille. Je sais que cette façon de faire est contestable, pour l’instant c’est comme ça que j’avance. Je ne manque pas d’idées, donc je pense continuer comme ça jusqu’à ce que je trouve une autre méthode. Je suis beaucoup dans l’expérimentation, je ne me ferme à rien. Même si je n’aime pas la façon de travailler très cadrée et contrôlée des « écrivains architectes », je dois tout de même absolument me structurer davantage…!

 

Comment vis-tu tes premiers pas dans l’écriture ? As-tu rencontré des difficultés ?

C’est un parcours en solitaire, car même si je suis soutenue par mes proches par exemple, il y a cette voix dans ma tête qui me chuchote souvent : « mais qu’est-ce que tu fais ? Tu crois vraiment être capable d’écrire un livre ? » Ou encore « Personne n’aimera ton livre, car tu n’as aucun talent ». Cette petite voix est très présente au début, il est très difficile de la mettre en sourdine. Pour moi, elle a été le premier vrai obstacle à mon écriture. Je l’ai considéré un peu comme un examen psychologique, si je n’étais pas capable de la dépasser, alors je ne pourrais jamais devenir écrivain. Cette notion de talent était très importante à mes yeux, je m’étais déjà essayée à plusieurs pratiques artistiques sans y trouver de réelles aspirations. Je m’étais résignée, convaincue que je n’étais pas capable. Plus tard, j’ai appris que ce sentiment avait un nom : le syndrome de l’imposteur ! Beaucoup d’artistes reconnus en souffrent, donc j’ai compris qu’il était normal de le ressentir, surtout pour quelqu’un qui manquait de confiance en elle, de base. J’entends encore la petite voix résonner dans ma tête quelques fois, mais je me suis habituée à elle et je l’ai accepté. Il faut pouvoir se dire « très bien, mais permets-moi d’essayer quand même ».

 

Participes-tu à des concours d’écriture ou des stages ?

Je n’ai pas encore participé à un concours d’écriture, mais cela me plairait. Il n’y a pas beaucoup de concours ou d’appels à textes dans le registre de la science-fiction. J’ai appris il y a quelque temps qu’il s’agissait d’un genre assez niche en France, donc pour la publication je ne sais pas encore comment l’aborder. Pour les stages, j’ai envisagé de participer à la formation LICARES, mais je ne sais pas encore si je le ferais.

 

Quels sont les conseils que tu pourrais donner à une personne qui souhaite se lancer ?

Si moi j’ai pu me lancer, alors tout le monde le peut. Il n’y a que la volonté qui sépare votre envie d’écrire de l’acte en lui-même. La volonté, la persévérance, ce sont mes deux piliers dans la vie. Si votre rêve est d’écrire une histoire, alors écrivez-là. Si elle n’est pas assez bonne, alors recommencez. Recommencez, jusqu’à en être satisfait. L’écriture, ce n’est pas un don que l’on a ou que l’on n’a pas. C’est un art qui s’apprend, comme le dessin, la sculpture, la peinture. Il y a une certaine technique qui est possible de travailler en pratiquant bien sûr, mais surtout en lisant. La lecture m’a énormément servi et me sert encore tous les jours. Elle est essentielle. Si vous souhaitez écrire, lisez tout autant, voire plus.

 

On peut te retrouver sur Instagram et YouTube, que partages-tu sur ces comptes ?

valentine instagram

Ces comptes sont encore jeunes, ma communauté se construit petit à petit. Ma première volonté était celle de partager mes lectures. J’aime beaucoup rédiger des chroniques littéraires. Mangas comme classiques, je lis de tout.

Ensuite, j’avais très envie de prouver à tous ceux qui n’osent pas s’essayer à l’écriture que même moi, une personne ordinaire qui n’a pas fait d’études en création littéraire est capable et peut se lancer. Si l’on rencontre des difficultés, on peut tout aussi bien apprendre seul, surtout avec tout le contenu que l’on peut trouver sur les réseaux sociaux comme Youtube. Je voulais aussi partager, sans fards, mon avancée difficile, mes doutes, mes expériences et mes réussites, afin d’inspirer les autres comme j’ai pu l’être avec des Youtuber-euses que je suis.

As-tu un compte Collibris ?

Oui, je me suis inscrite récemment ! Étant sur de nombreuses plateformes, j’ai du mal à tout gérer en même temps et à être active partout. Pour quelqu’un qui est sur Youtube depuis seulement 4 mois…

 

tu préfères version écrivain

Maison d’édition ou Auto-édition ?

Le choix est très difficile, il y aurait beaucoup à dire à ce sujet… Pour l’instant, je n’ai pas pris de décision définitive.

YouTube ou Instagram ?

Instagram. J’ai encore du mal à être rigoureuse et vraiment active sur Youtube. Cependant, je suis très fidèle aux écrivains que je suis et regarde toutes leurs nouvelles vidéos.

Fantastique ou Science-Fiction ?

Choix très difficile, encore une fois… Je préfère lire du fantastique, mais suis plus à l’aise (pour le moment) pour écrire de la science-fiction.

Thriller ou Policier ?

Thriller. J’adore aussi le Policier, mais puisqu’il faut trancher !

Ecrire ou Lire ?

Je lis beaucoup plus que je n’écris, c’est certain !

Ecrire en voyage ou chez soi ?

Les voyages m’aident à construire ce que j’écris chez moi.

 

Retrouvez Valentine sur Instagram et YouTube !

 

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