interview Valérie Perrin

Interview de Valérie Perrin

Scénariste, photographe, et désormais écrivaine, Valérie Perrin nous raconte des histoires sous différentes formes. Nous avons eu le plaisir de pouvoir échanger avec Valérie à propos de son dernier roman Changer l’eau des fleurs.

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Bonjour Valérie, vous êtes à la fois scénariste et photographe. Comment vous est venue l’envie d’écrire des romans ? Est-ce une voie que vous souhaiteriez privilégier à l’avenir ?

Bonjour,

Oui c’est ce que je préfère si je dois préférer quelque chose. Écrire chez moi. Etre seule face à mon ordinateur avec tous mes personnages qui se révèlent, font des choix et me manipulent. J’ai envie d’écrire l’adaptation cinématographique de « Changer l’eau des fleurs » l’année prochaine. Et si cela m’enchante, peut-être le réaliser. Mais là, c’est encore une autre histoire. Je passerais des mots aux images. Donc on en est loin. En même temps, j’ai conscience que mes deux romans, Les oubliés du dimanche et Changer l’eau des fleurs,  sont très cinématographiques.

Qui incarnerait Violette ?

Je n’ai pas de noms précis. J’ai des rêves, dont un dans la tête que je ne peux nommer pour l’instant.  Une chose est sûre : il faut que Violette ait une quarantaine d’année et qu’elle soit de ces femmes sur lesquelles on ne se retourne pas. Mais dès que l’on fait un gros plan sur son visage, on s’aperçoit qu’elle est magnifique. Presque magnétique. Qu’elle dégage un certain mystère me parait essentiel. Violette est une femme fracassée comme beaucoup de femmes mais qui parait « normale ».

Et un impératif pour qui que ce soit : une femme douce. Et pour le rôle, et dans la vie.

Pouvez-vous nous faire un résumé de votre dernier roman, Changer l’eau des fleurs ?

Point de départ : une femme seule, Violette, qui ouvre et ferme les grilles du cimetière où elle vit dans une maison attenante. Elle s’occupe des tombes, des fleurs, connait la plupart des gens qui traversent ses allées, dont les histoires des défunts qui y reposent. Son mari a disparu du jour au lendemain depuis 19 ans. Parti à moto, il n’est jamais revenu. Un matin, un homme débarque dans sa loge pour lui poser des questions à propos de quelqu’un qui repose dans le cimetière dont elle s’occupe.  Et peu à peu, nous allons tout découvrir…

Votre livre met en scène Violette Toussaint, une garde cimetière, recueillant des confidences. D’où vous est venue cette idée ?

En promenant mes chiens. Je suis passée par le petit cimetière de Normandie où reposent les parents de mon amoureux. Ce jour-là, j’ai pensé au personnage de Renée dans « l’élégance du hérisson ». Cette concierge extraordinaire qui connait tout des habitants de son immeuble. J’ai fait des recherches sur le métier de garde cimetière et j’ai compris que je tenais là un sujet ultra romanesque.

Je rends grâce au ciel de m’avoir « emmenée » Violette.

Beaucoup de thèmes et de sentiments sont abordés : l’amour, l’amitié, la trahison, le deuil…. Quel message avez-vous voulu faire passer ?

Que l’on peut se relever de tout. Même du pire. Et que l’essentiel réside dans la simplicité. Qu’avec un minimum de poésie dans le regard que l’on pose sur les gens et les choses, tout se transforme. C’est aussi un roman qui parle de nos rencontres. De celles qui nous constituent, qu’elles soient lumineuses ou sombres. Il y a tant de choses à dire, j’y traite des liens qui nous attachent et nous détachent. De la vie et de la mort. De chansons et d’épitaphes. Du rapport entre le ciel et un potager.

Changer l’eau des fleurs est un réel succès, et rencontre des critiques très élogieuses, comment ressentez-vous ces retours ?

Comme quelque chose de merveilleux, quelque chose qui me dépasse. Changer l’eau des fleurs est devenu une sorte de bible. Ce roman réconcilie de nombreux lecteurs avec leurs morts. Et surtout, avec la vie.

Lorsqu’on lit les retours de vos lecteurs, certains interprètent l’optimisme de votre récit en roman Feel-Good, d’autres retiennent une histoire triste et bouleversante … Si vous pouviez éclairer tous vos lecteurs, dans quel sens avez-vous voulu diriger votre livre ?

Ce n’est pas un roman feel-good. C’est la première chose qui ressort des critiques. Il est relativement inclassable. Je dirais que Les oubliés du dimanche et Changer l’eau des fleurs sont deux romans d’amour construits comme des polars.

Avez-vous un autre projet d’écriture ?

J’en suis à la page 211. Le destin sur 30 ans de trois amis d’enfance, deux garçons et une fille. J’espère aller au bout de ce troisième roman. Ça va dépendre de ce que décident mes personnages.

 

Découvrez le dernier roman de Valérie Perrin aux éditions Le livre de poche

changer l eau des fleurs 4e de couverture
 

 

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se réchauffer dans sa loge où rires et larmes se mélangent au café qu’elle leur offre. Son quotidien est rythmé par leurs confidences. Un jour, parce qu’un homme et une femme ont décidé de reposer ensemble dans son carré de terre, tout bascule. Des liens qui unissent vivants et morts sont exhumés, et certaines âmes que l’on croyait noires, se révèlent lumineuses.

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