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Interview de Lorraine Fouchet

Lorraine Fouchet, anciennement médecin urgentiste est l’auteure de plusieurs romans ayant pour la plupart une particularité commune : l’île de Groix. Une île située en Bretagne sur laquelle se déroule plusieurs histoires imaginées par Lorraine Fouchet. Vous connaissez surement Entre Ciel et Lou, Les Couleurs de la vie ou encore Poste Restante à Locmaria. Mais quelles sont ses inspirations ? Quel est son prochain roman ? Comment vit-elle le confinement ? Lorraine se dévoile à nous dans cet interview…

Interview de Lorraine Fouchet

Bonjour Lorraine. Vous êtes aujourd’hui écrivaine et étiez auparavant médecin urgentiste. Quel élément de votre vie vous a fait changer de direction ?

Bonjour Anne-Sophie. J’ai été urgentiste et romancière, les deux ensembles, pendant longtemps. L’année de mes 40 ans, j’ai rédigé le certificat de décès de l’immense Marguerite Duras alors que j’étais de garde à SOS Médecins. Cela a été comme un déclic. J’ai reposé mon stéthoscope pour me consacrer uniquement à l’écriture. Mais il y a toujours un médecin dans la salle quand je suis là.

 Vous êtes l’auteure de plusieurs romans dont l’histoire se déroule sur l’île de Groix, votre caillou… Pouvez-vous nous parler de votre attachement à cette île bretonne ?

entre ciel et lou

Je suis parisienne, tombée en amour pour cette île de 8 km sur 4 km il y a 20 ans. Je respire mieux dès que je monte sur le bateau à Lorient et qu’il cingle vers Groix. Tout y est plus intense, plus fort.

Comment l’avez-vous découverte ?

J’y ai acheté une petit maison blanche (elle sera bientôt rouge) avec des volets bleus il y a 20 ans. On « n’achète pas » réellement une terre ilienne, on ne fait qu’y passer pour un temps, en la respectant. L’île demeure, les humains passent.

 

Avez-vous beaucoup de lecteurs bretons ? Comment a été accueilli votre livre par les Groisillons ?

J’ai en tout cas surement des lecteurs qui aiment la Bretagne, sinon mes livres leur tomberaient des mains. Les Groisillons sont des gens de parole et de confiance, ils me font souvent l’amitié de me lire.

 

L’île de Groix est-elle votre source d’inspiration principale ? En avez-vous d’autres ? Je sais que vous abordez des thèmes récurrents comme la mort, les histoires de familles ou encore la médecine. Vous inspirez-vous de votre propre vie ?

Elle est un personnage central de mes derniers livres (j’en suis à mon 21ième), mais je glisse souvent aussi des échappées belles en voyages, la Patagonie l’an dernier, la Namibie cette année. La médecine me colle à la peau. Les familles nous font et nous défont. L’amitié aussi m’importe infiniment.

Vos histoires touchent des sujets sensibles (la perte d’un être cher, le deuil, la maladie…) mais on finit la lecture avec le sourire, un certain apaisement. Est-ce le but de vos écrits, nous montrer que la vie reste belle malgré tout ?

Dans le temps qui nous est imparti, je préfère pencher du côté de la joie et de l’espoir, même si parfois c’est difficile. D’autant plus.

Comme plusieurs de vos personnages, vous naviguez entre l’île de Groix et la région parisienne. Quelles sont les autres caractéristiques communes entre vous et vos personnages ?

Ils aiment la Bretagne et les animaux (surtout les chiens), ils sont bons vivants (je suis gourmande), ils croient à l’amour. Il y a aussi souvent du champagne Mercier, une maison fondée par mon arrière-arrière-grand-père, je suis champenoise du côté de ma mère, yvelinoise du côté de mon père, bretonne de cœur.

 

Certains des personnages, comme la bande des 7, existent-il réellement ?

Absolument. Oui ! Et plein de personnages secondaires de l’île. Et de lieux.

 

Votre nouveau roman, J’ai failli te manquer sera disponible dès la fin du confinement aux Editions Héloïse d’Ormesson. Pouvez-vous nous le présenter ?

J'ai failli te manquer

Lise la mère et Cerise la fille se repoussent comme des aimants réfractaires après la mort du chef de famille, jusqu’à ce qu’une inconnue s’invite dans l’équation. Enfin, mère et fille peuvent rattraper les années perdues et les transformer en heures gagnées. C’est l’histoire d’une tendresse en embuscade qui enfin se manifeste avant qu’il soit trop tard. Il y a des goélands et des mouettes, mais aussi des éléphants des girafes des oryx et des koudous. Et un village Himba avec des femmes magnifiques à la peau enduite d’ocre rouge.

 

Quel message avez-vous voulu faire passer dans ce roman ?

Le bonheur est réservé à tout le monde. Il n’est jamais trop tard pour s’aimer.

 

Pourquoi avez-vous choisi ce titre, J’ai failli te manquer ?

Il est à double sens, mais toujours positif. J’ai failli passer à côté de la tendresse.

 

Lorraine, notre interview est particulier car il se passe pendant le confinement. Que faites-vous pour vous occuper pendant cette période ? 

Lorraine Fouchet journal de déconfinement
© Lorraine Fouchet Facebook

Tous les matins, depuis le début, je poste sur Facebook le Journal de Confinement de Mon Pote. Le narrateur est mon chien, un westie de 6 ans, il voit les humains agir et il interprète ce confinement à travers son regard de chien. C’est léger, drôle, tendre, et à la fois j’en profite pour glisser des conseils médicaux sérieux. Le but est de remonter le moral. J’ai des lectrices soignantes qui m’écrivent que cela les aide, ou des lectrices seules pour qui c’est devenu un rendez-vous. ça l’est pour moi aussi.

Et je viens de commencer mon roman qui paraitra au printemps 2021.

 

Quels conseils donneriez vous à la communauté Collibris pour garder le moral en ce moment ? 

 

Rythmer les journées, se concocter un programme perso, avec des horaires, des projets, et des plages de détente. Lire les nouvelles ou regarder les infos télévisées une seule fois par jour. Faire ce qu’on aime. Penser aux amis seuls ou plus fragiles. S’épauler, s’entraider. Se dire que ce temps est irréel, que la liberté reviendra. Lire du léger, du joyeux. Et écouter de la musique. Pas forcément des requiems ! C’est unique et magnifique d’être vivant. Ca s’arrose !

 

Découvrez le dernier roman de Lorraine Fouchet aux Editions Héloise d’Ormesson

J’ai failli te manquer

J'ai failli te manquer

Lise et Cerise n’ont en commun que la rime. Tout oppose la mère et la fille. D’ailleurs c’est simple, Lise voulait un garçon. À la mort d’Axel, mari et père adoré, les deux femmes se retrouvent en tête à tête, et se repoussent comme des aimants réfractaires. Mais une inconnue s’invite dans l’équation. Elle efface tout, même les ressentiments, et apporte d’inespérées retrouvailles. Car il n’est jamais trop tard pour s’aimer… Dans la famille Venoge, on se déchire avec panache. Pourtant, la tendresse est bien là, en embuscade, et lorsqu’elle s’engouffre enfin dans la brèche, elle transforme les années perdues en heures gagnées. Lorraine Fouchet nous l’affirme,

Le bonheur est réservé à tout le monde.

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