Le Blog Collibris

Interview d’auteur : rencontre avec Marie Vareille

Marie Vareille... auteure de « Ma vie, mon ex et autres calamités » (City Éditions, 2014) et « Je peux très bien me passer de toi » (Charleston, 2015) revient cette année avec un nouveau roman « Elia, la passeuse d’âmes » (éditions PKJ, 2016).

Il ne s’agit nullement d’une comédie romantique comme l’étaient ses derniers opus.

Marie Vareille a souhaité surprendre ses lecteurs en s’essayant à un nouveau genre : la dystopie young adult.

Le pari était risqué. Et, il faut bien l’avouer, lorsqu’un auteur sort des sentiers battus, il est attendu au tournant…

Mais Marie Vareille a parfaitement maîtrisé le virage ! « Elia, la passeuse d’âmes » répond aux attentes  des adeptes du genre et nous offre un récit palpitant.

Aujourd’hui, Marie Vareille vous en dit plus sur ce premier volet de sa trilogie.

Accrochez-vous bien, vous êtes sur le point de découvrir un univers incroyable !

* * * * * * * * *

Bonjour Marie. Nous avions déjà eu la chance de vous interviewer à l’occasion de la sortie de la comédie romantique « Je peux très bien me passer de toi » en 2015.

Cette année, vous proposez à vos lecteurs le tome 1 d’une trilogie dystopique ‘young adult’ « Elia, la passeuse d’âmes ». Un véritable changement de décors ! Comment s’est exercé ce tournant vers le fantastique ?

Je ne sais pas trop, j’avais envie de raconter cette histoire et j’étais dans ma période de lectures YA, du coup, j’ai foncé sans trop réfléchir au genre mais plutôt à l’histoire et aux personnages !

Qu’est-ce qu’une passeuse d’âmes ?

Dans le roman c’est une personne dont le métier est d’euthanasier tous les individus devenus inutiles ou considérés comme dangereux dans la Communauté de Tasma.

elia-la-passeuse-d_mes-1

.

Pouvez-vous nous décrire le monde dans lequel évolue Elia ?

C’est une communauté érigée par les survivants d’une guerre nucléaire, isolée sur une île avec l’impossibilité d’en sortir parce que tous les océans ont été contaminés. La liberté individuelle y a été bannie, car les choix des hommes ont failli mener à la destruction de l’humanité une fois et par conséquent l’individu est systématiquement sacrifié au profit du groupe et du bien commun.

Sur la blogosphère, il n’est pas rare que votre roman soit comparé à, ou devrais-je dire, mis en parallèle avec « Divergent » ou encore « Hunger Games ». Ces affiliations vous agacent-t-elles ou au contraire vous flattent-t-elles ?

Elles me flattent. Ce sont des romans géniaux qui m’ont clairement inspirée et je suis très fière qu’on les mette sur le même plan !

J’ai la sensation que l’univers imaginaire que vous avez créé vient servir les personnages et non l’inverse. Dans la préparation de ce premier tome, avez-vous d’abord imaginé les personnages puis créé le monde dans lequel ils allaient évoluer ensuite ?

Un peu des deux, je crois. L’univers, les personnages et l’histoire sont très interdépendants. J’ai commencé par réfléchir à l’univers en amont de l’histoire, mais au fil de l’écriture j’ai rajouté et modifié des éléments en fonction des actions des personnages, je n’ai pas le souvenir d’avoir créé des éléments spécifiques pour servir les personnages, mais je l’ai sans doute fait inconsciemment.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour imaginer le monde d’Elia ? Créer un univers à part entière a-t-il été un exercice difficile ?

L’univers est ce qui m’a donné le plus de fil à retordre dans Elia. Jusqu’ici je n’avais écrit que des romans contemporains et je n’avais jamais imaginé que ce serait aussi complexe de créer un univers imaginaire et pourtant j’ai adoré l’exercice. C’est bête, mais dans un roman contemporain, c’est facile de rendre une scène visuelle, qu’on la situe dans une soirée, un café à un cours de gym ou dans un supermarché, le lecteur visualise tout de suite l’environnement car ce sont des endroits qui font partie de son quotidien. Dans un nouvel univers, il faut tout réinventer, depuis les vêtements, jusqu’aux matériaux de construction en passant par la nourriture, les cours enseignés à l’école, les moyens de transports, de communiquer, la monnaie, les lois etc. Pour tous les éléments je suis partie de la réalité. Au début la Cité du Palatium c’était New York, avec son parc entouré de gratte-ciels et le réservoir qui rappelle celui de Central Park. Je suis tombée par hasard sur un article un jour concernant Derinkuyu, une ancienne ville souterraine en Turquie, où des communautés entières vivaient au 4e ou 5e siècle, ils expliquaient comment ils creusaient des puits pour que l’air soit respirable etc., j’ai trouvé ça fascinant et ça a donné le Dédale, la ville souterraine où vivent les Nosobas. Bref, j’ai glané des choses à droite à gauche dans la réalité et après c’est comme dérouler un fil, on peut s’éloigner de la réalité et inventer des choses.

A quand la suite ?

Normalement en mai 2017 !

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Marie, que lisez-vous ?

De tout ! Je suis une lectrice très éclectique. J’ai adoré « Harry Potter », à cause de la richesse de l’univers, « Hunger Games », pour le rythme, j’adore les grandes histoires d’amour classiques type « Autant en emporte le vent », « Orgueil et Préjugés » ou « Jane Eyre »… Je pense que « Les Misérables » est un roman parfait sur tous les plans, je suis fanatique du « Journal de Bridget Jones » et j’ai eu ma période Agatha Christie ! En bref, si je suis ce que je lis, je suis beaucoup de choses 😉

Un mot de votre actualité 2016 : séances de dédicace ? Salons ? …

Toutes les dates de rencontres sont publiées par ici : https://marievareille.com/rencontres-salon-et-dedicaces/

* * * * * * * *

Je remercie très chaleureusement Marie pour sa disponibilité.

J’espère vous avoir donné envie d’en apprendre plus sur « Elia, la chasseuse d’âmes » ! (éditions Pocket Jeunesse).

E si vous souhaitez en découvrir davantage sur Marie, je vous invite à consulter son site internet ! C’est par ici : https://marievareille.com/