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Interview d’auteur : Rencontre avec Anne Robillard

Plus de 5 000 000 exemplaires vendus partout dans le monde !

Anne Robillard est une auteure québécoise de fantasy plus que prolifique.

Influencée par Tolkien (Bilbo le Hobbit, Le Seigneur des anneaux), les fées, les chevaliers, la magie, la réincarnation, l’invisible sont rapidement devenus ses thèmes de prédilection.

Aujourd’hui, avec plus de 30 œuvres à son actif, Anne Robillard emporte ses lecteurs dans des mondes merveilleux, loin de leur réalité quotidienne.

Je vous propose à présent de rentrer dans l’univers magique d’une auteure jeunesse devenue incontournable dans les mondes de la fantasy et du fantastique.

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Bonjour Anne. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis une auteure québécoise qui écrit depuis toujours, mais qui n’a eu le bonheur d’être publiée qu’à l’âge de 48 ans. J’écris surtout de la fantasy et du fantastique, parce que ça fait partie de ma personnalité.

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Vous êtes l’auteur francophone d’heroic fantasy la plus lue au monde. La série des Chevaliers d’Émeraude est devenue un véritable classique. Les mondes fantastiques que vous inventez font l’objet d’un culte à tel point que certains vous ont même demandé de créer une religion ! Comment expliquez-vous un tel succès et surtout, l’engouement de vos fans vous effraie-t-il parfois ?

Je ne peux pas dire que l’engouement de mes fans m’effraie. Au contraire, il me donne de l’énergie ! J’ai bien sûr découragé leur intention de fonder une religion, mais je comprends leur passion, car je me suis employée à créer des mondes les plus réels possible même s’ils sont imaginaires. Je leur offre une alternative à leur vie quotidienne terre à terre, sauf qu’ils doivent aussi se rappeler qu’il s’agit d’une saine évasion de quelques heures par jour et non d’une façon d’échapper à leurs obligations.

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LeTome 2 des Chevaliers d’Antares est sorti le 18 mai 2016. Pouvez-vous nous raconter en quelques mots ce que nous pouvons y découvrir ?

Les Chevaliers d’Antarès sont la suite des Chevaliers d’Émeraude et des Héritiers d’Enkidiev, mais ils peuvent aussi être lus de façon complètement indépendante. On y retrouve quelques personnages connus, mais surtout une multitude de nouveaux tout aussi attachants. Dans le premier tome – Descente aux enfers, je vous ai présenté en gros cet univers parallèle ainsi qu’une grande partie de ses personnages. Dans le deuxième tome, je vous fais connaître plus intimement une des quatre garnisons des Chevaliers d’Antarès, soit les Basilics. Toutes les divisions possèdent des caractéristiques différentes, alors j’ai choisi de vous les faire découvrir séparément. Vous verrez que les Basilics sont les guerriers les plus furtifs, alors que dans les tomes suivants, vous constaterez que les Manticores sont les rebelles, les Chimères sont les stratégiques et les Salamandres… eh bien aucun mot ne décrit les Salamandres.

Vos séries sont de véritables invitations au voyage. Vous explorez une multitude de contrées et vous nous offrez des voyages imaginaires d’une richesse incroyable. Mais où puisez-vous donc l’inspiration ?

Je n’en sais franchement rien. L’inspiration est une maîtresse capricieuse qui ne se manifeste que lorsqu’elle en a envie. Bien sûr, je l’aide à me nourrir en voyageant beaucoup dans notre propre monde afin de m’inspirer de sa belle diversité, mais c’est l’inspiration qui fait tout le reste en me faisant voir dans mes rêves les contrées où elle veut m’emmener et les  personnages qui y évoluent.

Quel part de réel mettez-vous dans vos livres ?

Dans mes romans de fantasy, je m’attaque surtout à des problèmes réels auxquels nous faisons face dans la vie de tous les jours en leur offrant une ébauche de solution dans des décors déstabilisants et enchanteurs. Dans mes romans fantastiques, je pars toujours de faits véridiques avant de verser dans l’inattendu. Par exemple, dans A.N.G.E., 80% de ce que j’y dis se fonde sur des documents existants…

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S’il vous était possible, l’espace d’une journée, d’intégrer l’un des mondes merveilleux que vous dépeignez dans vos livres, lequel choisiriez-vous ? Et pourquoi ?

C’est difficile pour moi de répondre à cette question, car j’aime tous ces mondes, mais je pense que j’aimerais faire un saut à Alnilam, le continent où évoluent les Chevaliers d’Antarès. L’action se situe à une époque où les gens commencent à découvrir la science et ses applications dans la vie de tous les jours et je suis très curieuse de nature.

Le monde actuel manque-t-il, selon vous, de héros, de magie, de merveilleux ?

Plus que jamais. C’est la raison pour laquelle mes romans connaissent autant de succès. Les gens n’ont plus de héros, alors ils en cherchent ailleurs. J’en ai tout plein à leur offrir. Le monde actuel est déprimant et corrompu, alors il est normal de vouloir fuir dans un monde magique et merveilleux qui nous procure du soulagement, même si ce n’est que temporaire.

A quand une adaptation cinématographique ou télévisuelle d’une de vos séries cultes et légendaires ?

J’aimerais vous dire que ça s’en vient, mais le monde du cinéma est un monde plus féroce que celui de l’édition de livres. Il y a deux ans, des gens m’ont approchée en m’offrant une adaptation des Chevaliers d’Émeraude à la télévision. Nous avons heureusement découvert à temps qu’ils ne voulaient qu’acheter mes droits pour les revendre au plus offrant. Cependant, je demeure convaincue que quelque part sur cette planète, il existe des producteurs honnêtes qui n’ont tout simplement pas encore entendu parler de moi…

Puisque nous parlons de films, quel(s) film(s) résumerai(en)t le mieux votre vie et votre œuvre ?

C’est très certainement Star Wars qui a su se démarquer de tous les autres films de science-fiction en nous offrant quelque chose de nouveau, de vibrant et de fantastique !

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Anne, que lisez-vous ?

Je suis une passionnée de Michael Crichton. Non seulement cet auteur nous plonge au cœur de mondes extraordinaires, mais lorsque nous avons terminé un de ses romans, nous avons aussi appris quelque chose de valable. C’est lui qui m’a incitée à en faire autant dans mes propres romans. J’adore aussi Dan Brown qui sait si bien tricoter ensemble le vrai et l’imaginaire qu’on ne peut plus les différencier.

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Je remercie très chaleureusement Anne Robillard pour sa disponibilité et j’espère que cette petite escale en terres imaginaires vous a fait rêver !