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Une interview exclusive de Lois Lowry !

Lois Lowry est un nom qui ne vous dit peut-être rien. Les auteurs jeunesse sont en effet peu mis en valeur dans les médias traditionnels.

Pourtant, ils ont un rôle indéniable à jouer.

Avec plus de 40 livres à son actif, une adaptation cinématographique remarquée et deux prestigieuses médailles Newbery en poche, Lois Lowry a de quoi faire pâlir bon nombre d’auteurs !

Née à Hawaii en 1937, Lois Lowry est une écrivaine « tardive ». Elle commence véritablement à écrire à l’âge de 40 ans et attrape vite le virus de l’écriture.

Entre univers dystopiques et récits fantastiques, ses livres ont attiré l’attention du comité éditorial Ptit Colli à plusieurs reprises.

Il était donc grand temps de vous présenter cette auteure incroyable !

Bonne lecture 😉

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Matt McKee/Houghton Mifflin Harcourt

L’interview de Lois Lowry

Bonjour Lois. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

Je suis maman et grand-maman et donc ces éléments sont ceux que j’apprécie le plus dans ma vie. J’ai toujours été attirée par l’écriture et j’ai commencé à écrire très tôt, vers l’âge de huit ou neuf ans. C’est à cet âge-là que j’ai commencé à aimer les mots, les livres et les histoires. Je vis seule (avec mon chien) et j’apprécie ma solitude bien que j’ai de nombreux amis et que je voyage souvent. J’ai toujours été une grande observatrice et mon œuvre est le résultat de mes observations ainsi que de mon introspection. En effet, j’ai toujours des histoires qui me trottent dans la tête. Elles n’aboutissent pas toujours à un livre mais j’en ai toujours quelques-unes en attente, je pense !

Vos romans « Le passeur » et « Passeuse de Rêves » ont été sélectionnés par le comité éditorial de notre box littéraire « Le Ptit Colli ». De nombreux lecteurs ont donc eu la chance de les découvrir.

– Quel message souhaiteriez-vous leur adresser ?

Je me demande si les lecteurs sont conscients que le livre qu’ils lisent n’est pas celui que j’ai écrit même si j’en suis l’auteur. En effet, les lecteurs apportent une part d’eux-mêmes dans ce qu’ils lisent… de leurs expériences, de leurs idées et de leurs croyances. De point de vue-là, chaque livre est nouveau et unique.

– Comment leur présenteriez-vous ces deux livres ?

Ces deux livres, bien que différents, parlent tous deux de jeunes gens qui souhaitent bâtir un monde meilleur. C’est d’ailleurs mon centre d’intérêt en tant qu’écrivain. Ces deux livres ont été adaptés  à la scène et il est intéressant de voir les différentes manières qu’ont les metteurs en scène d’aborder le scénario, les costumes et l’orientation générale qu’ils donnent à la pièce de théâtre. LE PASSEUR est également un opéra, un ballet et un film. De façon générale, j’apprécie de faire passer mes mots à d’autres artistes / créateurs et d’observer le résultat.

Les concepts de « mémoire » et de « rêve » sont primordiaux dans ces deux romans. Pourquoi vous fascinent-ils autant ?

J’ai toujours été fascinée par les souvenirs et les rêves. La raison est que ces deux éléments sont propres à chaque individu. Personne ni même votre jumeau ne peut avoir les mêmes souvenirs ou les mêmes rêves que vous. En les explorant on se sonde soi-même.

« Le passeur », qui a été publié pour la première fois en 1993, aborde la question du libre arbitre et de l’individualité. Si vous aviez écrit ce roman aujourd’hui, soit plus de 20 ans après, auriez-vous examiné ces thèmes de manière différente ?

C’est possible. Cela aurait très bien pu arriver compte tenu des nombreux courriers reçus au sujet de LE PASSEUR : des lecteurs m’ont fait part de leur histoire personnelle et de comment le livre a changé leur vie. Par exemple, un adolescent de 16 ans, seul et angoissé,  qui n’osait pas révéler son homosexualité au grand jour. Jusqu’à ce qu’il découvre l’histoire de Jonas qui décide de franchir les limites qu’on lui impose pour enfin trouver le bonheur et l’honnêteté. Ou l’histoire de cet homme, un vétéran de guerre  souffrant de syndrome post-traumatique, qui décide d’exprimer sa souffrance après avoir lu le livre. Et de même pour beaucoup d’autres personnes. Chacune d’entre elles me pousse à reconsidérer mon livre et à réfléchir à comment j’aurais pu développer encore plus certaines thématiques.

Votre roman « Passeuse de rêves » est tout autant onirique qu’il est réaliste. Il fait partie de ces livres qui mêlent avec justesse la naïveté de l’enfance (le merveilleux) et la dure réalité du monde. Une nécessité quand on s’adresse à un jeune public ?

Cette question est intéressante. Je pense que la réponse dépend de l’âge du lecteur. Comme mes livres sont destinés à un jeune public je pense qu’il est important que je donne à mes livres une issue potentiellement favorable. Mes jeunes lecteurs ont la vie devant eux et ils explorent encore les différentes manières dont ils disposent pour influencer le monde. Or j’aimerais qu’ils prennent conscience qu’ils ont le pouvoir de faire du bien dans ce monde troublé.

Parmi les nombreux personnages que vous avez créés :

– lequel vous ressemble ? 

Je suis l’éternelle curieuse à la recherche de comment faire le bien. Dans LE PASSEUR je suis Jonas. Dans LA PASSEUSE DE REVES je suis Littlest.  N’est-ce pas amusant que je ne me vois pas ressembler à d’autres personnages plus âgés alors que j’ai 80 ans ?

– lequel détestez-vous ?

Dans chaque livre il y a toujours un méchant, un personnage en opposition. Le personnage que j’aime le moins apparaît dans trois livres après LE PASSEUR et son nom est Trademaster. Sa spécialité est d’alimenter et d’encourager le côté obscur des gens et de les récompenser pour leur intérêt personnel. On trouve beaucoup de personnages comme lui dans le monde actuel. Ils illusionnent, leurrent, encouragent et récompensent le côté sombre de nous-mêmes. (Je vois trop de personnages comme celui-ci dans le monde politique actuel).

– lequel aimez-vous de tout cœur ?

J’aime tous les personnages principaux de mes livres… C’est sur eux que je concentre mon attention quand j’écris. Néanmoins je dois dire que j’apprécie tout particulièrement LIttlest dans LA PASSEUSE DE REVES. J’aime son innocence et son désir de faire le bien dans son monde à elle.

– lequel vous a donné du fil à retordre ?

C’est une question difficile. Tous les personnages posent problème mais surmonter les difficultés est le défi et le bonheur de tout écrivain. Je dirais le père de Jonas qui a tant d’aspects positifs mais qui d’un autre côté ne ressent aucune émotion. Comment créer un personnage sans émotions ?

Vous avez été photographe et c’est une facette qui se ressent dans vos romans. Votre écriture est très visuelle. Votre regard est attentif aux détails. Les couleurs, le noir et blanc, sont d’une importance certaine (dans Le Passeur par exemple). Lorsque vous écrivez, voyez-vous les choses à travers l’objectif d’un appareil photo ? A quels éléments donnez-vous le plus d’importance ? Quel(s) filtre(s) utilisez-vous ?

En tant qu’ancienne photographe, je pense que je regarde le monde à travers un filtre (une lentille). Comme un photographe, j’ai la capacité de mettre en évidence certains aspects, d’en déformer d’autres, de zoomer de temps à autre ou de dézoomer et de balayer alors un paysage plus étendu.

Les connexions humaines sont au cœur de votre œuvre. C’est d’ailleurs le moteur de toute littérature :

– Y-a-t-il un type de connexions que vous n’avez pas encore abordé dans vos livres ? Pourquoi ?  

J’ai écrit beaucoup de livres et je crois avoir exploré ou du moins tenté d’explorer tous les types de relations humaines.

Le livre que je suis en train d’écrire actuellement parle de la relation entre une fille de onze ans et une femme plus âgée. En réalité, j’ai déjà abordé cette relation dans mes livres précédents (The GIVER ET GOSSAMER). Le personnage plus âgé est toujours le mentor, l’enseignant, l’ami. J’avais déjà évoqué ce type de relation dans mon tout premier livre (SON).

J’adore parler de la relation mère-enfant et c’est dans mon livre SON qu’elle apparaît de la manière la plus évidente.

– La littérature jeunesse est une véritable école de vie puisqu’elle accompagne les enfants dans leur compréhension du monde et des autres. Selon vous, quelle(s) connexion(s) humaine(s) est-il primordial d’adresser lorsqu’on écrit pour un jeune public ?   

L’empathie est le sentiment qu’il me tient le plus à coeur de transmettre à mes jeunes lecteurs. C’est l’importance de parvenir à voir dans l’autre et à ressentir ce qu’il/elle ressent.

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

– un livre : un album photos

– un cadeau : une bague en or sertie de petits diamants

– une peur : la peur de l’altitude. Je ne serai jamais alpiniste !

– un bruit : le bruit de la pluie la nuit

– un objet : un stylo plume Montblanc

– une émotion : la satisfaction

– un animal : un chien à poils longs et aux oreilles pendantes

– un lieu : ma maison ancienne du XVIIIe siècle avec toute son histoire et toutes les vies dont elle a été témoin entre ses quatre murs

– un adage : ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse.

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Lois, que lisez-vous ?

J’adore les biographies / les mémoires… un coup d’œil dans la vie des autres et j’aime également les bon polars.

A quand votre prochain livre ?

La publication de l’édition spéciale pour le 25e anniversaire du PASSEUR est prévue  en 2018. Le livre d’images sortira en même temps.

Il faudra attendre pour un nouveau livre. Je ne sais pas exactement combien de temps. J’ai été occupée ailleurs ce qui a eu pour conséquence de ralentir mon rythme d’écriture. Je suis veuve depuis cinq ans mais même à 80 ans je vis soudain une histoire d’amour. (On dirait la trame d’un mauvais livre, n’est-ce pas ?) Et donc je passe beaucoup de temps avec mon compagnon, un médecin à la retraite, au lieu d’écrire. Du moins en ce moment.

Un mot de votre actualité 2017 : séances de dédicace ? Salons ? …

Je vous ai répondu dans la question précédente. Mon agenda est très léger en ce moment en ce qui concerne les nouveaux livres. Je pars en vacances dans le nord de l’Espagne en octobre. De véritables vacances sans interviews et sans dédicaces.

– – – – – – –

Propos traduits par Carolina Badii.

Je remercie vivement Lois Lowry pour sa disponibilité et gentillesse !

* * * * * * * * * *

Hi Lois! Could you please introduce yourself and tell me a little more about your literary world?

I’m a mother, a grandmother…those are the parts of myself and my life that I most value. But I have also been a writer all my life, at least since I was eight or nine and began to treasure books and words and stories. I live alone (with a dog) and I value my solitude but I also have many friends and travel frequently. I have always been an observant person and I think that my work arises out of observations coupled with introspection. I seem always to have stories in my head. Not all of them find their way to the page. But some are there waiting, I think!

Your books THE GIVER and GOSSAMER have been selected by our editorial board for our (monthly) literary gift box. Therefore many readers have been able to read your books this month.

– Would you like to say something special to the readers?

I wonder if readers are aware that the book they read, even though it might bear my name as author, is not the same book I wrote. They bring so much of themselves to what they read…their own experiences and ideas and beliefs. So every book is new, and individual.

– What would you tell them about these two books?

Both of these books, though they are quite different from each other, are about young people trying to change the world for the better. That, I think, is my main interest as a writer. Both books have been adapted to the stage, and it is fascinating to see those plays performed in different theaters, with different directors deciding on costumes and scenery and directions. THE GIVER is also an opera, and a ballet, and a movie. I thoroughly enjoy turning over my words to other creative people and to watch what happens.

These two books tell a lot about « memory » and « dream ». How important are those topics to you?

I have always been fascinated by these two concepts: memories and dreams…I think because they are among the only things that are unique to us as individuals. No one else … even if you have an identical twin…has the same memories you do. Or the same dreams. To explore those is to explore your own self.

THE GIVER was published for the first time in 1993. It is a book about free will and individuality. If you were to write this book now in 2017 would you handle those topics any differently?

I might. And if I did, it would be largely due to the thousands of letters I have received about THE GIVER: letters telling people’s individual stories and the way their lives have been changed by this book.  The 16-year-old boy, for example, who had been afraid to come out as gay, and who felt lonely and frightened…until he read about the boy named Jonas who decided to move beyond the restrictions of his world in order to find happiness and honesty. Or the man, a war veteran, suffering from PTSD, who began after reading THE GIVER to try to share his pain instead of holding it within himself. And so many others. Each of them makes me re-think the book, how I might have more deeply explored some of the issues within it.

Your book GOSSAMER is dreamlike and realistic at the same time. It belongs to the books, which successfully/rightly mix the innocence of youth and the toughness of real life. Is this an absolute requirement in order to reach young readers?

That’s an interesting question and I think the answer depends upon the age of the reader. Since I am writing for a young audience I think it important always to direct a book toward a potentially happy ending. My readers’ lives are still open-ended and my readers are still exploring the ways in which they may affect the world. I’d like them to be aware that they can do good for this troubled world.  But at the same time I owe them, I think, honesty about the things they will face.

Among the many characters in your books:

– Which one resembles you most?

I am always the character who is curious, searching, looking for ways to make things better. In THE GIVER, I am Jonas. In GOSSAMER, I am Littlest.  Isn’t it interesting that I don’t see myself resembling the older characters? When I am myself 80!

– Which one do you dislike?

Each book will always have an antagonist, a villain, as it were.  The one I dislike most appears in two of the three books that follow THE GIVER…. MESSENGER, and SON….and his name, or at least his title, is Trademaster. His specialty is nurturing and encouraging the worst in people, in rewarding them for self-interest. There are many people like him in today’s world; they lure and encourage and reward the worst in us.  (I see too much of that in the world of politics these days).

– Which one do you like best?

I love all my main characters…they are is what hold my interest when I am writing. I must say, though, that I do especially love Littlest in GOSSAMER: her absolute innocence, her yearning to do good in her world.

– Which one is the most difficult character you have ever created?

I’m having a hard time answering that. Here (There) are difficulties with every character, and overcoming those is the challenge and the joy for a writer.  I will mention Jonas’s father; he was tough…such a good man in many ways, and yet: no feelings. How do you create a character who doesn’t feel?

We can feel the photographer behind the writer when we read your books. Your writing is very visual. You seem to pay attention to many details such as colours. For example, black and white are very important colours in THE GIVER.

How do you look at things when you are writing a book? Do you look at the world through a camera? What are the most important points? Do you have your own way of looking at things?

As a former photographer, I think I do see the world as if through a lens, and with a photographer’s ability to highlight some things, distort others, to focus closely now and then, or to draw back and sweep across a broad landscape.

Human connections are at the heart of your work. They are at the heart of all books indeed.

– Can you think of a peculiar connection, which you have not written about yet?

I’ve written a great many books and I doubt if there is any one particular connection that I have not tried, at least, to explore.

I am currently working on a book that focuses on the relationship between a young (age 11) girl and an elderly woman.  I have, actually, addressed such relationships before…and in fact in both of the books you are talking about, THE GIVER and GOSSAMER, the old person is portrayed as mentor, teacher, friend.  And my very first book, A SUMMER TO DIE, explored a similar relationship.

The relationship between a mother and child is also one that I am passionate about, and that appears most profoundly in my book SON.

– Youth literature is a real school of life as it helps children to understand the people and the world. According to you, what are the essential human relationships you need to tell about when you want to reach young readers?

EMPATHY is the one thing I would most like to convey to young people: the importance of seeing into others, to feel what they feel.

Are you ready for a quick Chinese quiz?

If you were…

– a book : an album of photographs

– a gift : a gold ring lined with small diamonds

– a fear : of heights. I will never be a mountain climber!

– a noise : the sound of rain at night

– an object : a beautful Mont Blanc fountain pen

– an emotion : contentment

– an animal : a dog with long hair and floppy ears

– a place : my old house, built in the 1700s, with all its history and the lives that have been lived inside its walls

– a saying : Do unto to others as you would have them do unto you;

We often hear the quote : « We are what we read ». What kind of books do you read yourself?

I love memoirs…a peek into other people’s lives…and good mysteries.

When will your next book come out?

The 25th anniversary edition of THE GIVER will be published in 2018, and so will the graphic novel of the same book.

But will be a while until a new book. I’m not sure when. I have slowed down a bit with my writing because I’ve been distracted a bit. Having been widowed five years ago…and even at 80 years old…suddenly there is a romance in my life! (That sounds like a bad novel, doesn’t it?!)  And so I am spending a lot of time with a dear man, a retired physician, instead of writing, at least for now.

La publication de l’édition spéciale pour le 25e anniversaire du PASSEUR est prévue  en 2018. Le livre d’images sortira en même temps.

Il faudra attendre pour un nouveau livre. Je ne sais pas exactement combien de temps. J’ai été occupée ailleurs ce qui a eu pour conséquence de ralentir mon rythme d’écriture. Je suis veuve depuis cinq ans mais même à 80 ans je vis soudain une histoire d’amour. (On dirait la trame d’un mauvais livre, n’est-ce pas ?) Et donc je passe beaucoup de temps avec mon compagnon, un médecin à la retraite, au lieu d’écrire. Du moins en ce moment.

One last question: could you tell me about your public appearance, signing sessions, book fairs, etc. for 2017?

See my last answer! I have very little on the calendar, bookwise, at the moment.  I am going on a trip to northern Spain in October.  Just vacation, no speeches or booksignings.

Je vous ai répondu dans la question précédente. Mon agenda est très léger en ce moment en ce qui concerne les nouveaux livres. Je pars en vacances dans le nord de l’Espagne en octobre. De véritables vacances sans interviews et sans dédicaces.

THANKS FOR YOUR TIME!

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Propos recueillis par Emilie Bonnet

 

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