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Thierry Berlanda présente « Jurong Island »

Nous avions interviewé Thierry Berlanda à l’occasion de la sortie de « Naija » en 2017 (Editions du Rocher).

Thierry Berlanda nous présente aujourd’hui la suite : « Jurong Island » (Ed. du Rocher) !

Dans ce roman d’aventure trépidant, il est question d’intelligence artificielle et de déshumanisation.

« Jurong Island » stimule notre intellect et nous offre l’occasion de réfléchir à ce que nous risquons de devenir, non pas dans dix ans, mais dès demain !

Et qui de mieux que l’auteur pour vous en parler !

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L’interview de Thierry Berlanda

Bonjour Thierry. Après « Naija », on retrouve ici Justine Barcella pour une traque implacable. En quelques mots, comment résumeriez-vous « Jurong Island »?

Le fond de sauce de Naija était le développement des biotechnologies, celui de Jurong Island est l’emprise de l’intelligence artificielle : dans les deux cas, qui ont d’ailleurs une origine commune, Justine tente de s’opposer à un effrayant processus de déshumanisation.

Plus précisément, Jurong Island décrit une tentative de hacking géant des systèmes de sécurité centraux de certains Etats par un consortium de puissances privées désireuses de s’affranchir des codes et des lois. Leur but n’est pas seulement d’augmenter sans limite leur pouvoir ou leur richesse, mais d’imposer une nouvelle organisation sociopolitique mondiale.

Science, stratégie, philosophie, comme « Naija », « Jurong Island » est un roman riche qui stimule notre intellect. Résolument crédible et par conséquent absolument terrifiant, les valeurs humanistes sont-elles à ce point en danger ?

Je crains en effet qu’elles soient en danger. Je pense d’ailleurs qu’elles l’ont toujours été. Je pense même que la civilisation éthique dans laquelle nous vivons, malgré ses hypocrisies et ses turpitudes, s’est constituée en résistance à la menace d’une dissolution de l’humanité dans la barbarie. Mais c’est un combat sans fin. Le problème est qu’aujourd’hui, l’ennemi de l’humanité, c’est-à-dire elle-même quand elle devient sa propre idole, dispose de moyens de destruction globale. Il nous reste cependant des armes puissantes… que l’intérêt du suspense m’interdit de détailler ici.

Derrière la traque se dessine le portrait d’une société « contrôlée » dans laquelle liberté et identité seraient étouffées. « Jurong Island » peut-il est être considéré comme un roman d’anticipation autant que de mise en garde ?

Oui Emilie. Naija et Jurong Island sont à la fois des romans d’aventure et d’action du genre trépidant, et des occasions de réfléchir à ce que nous risquons de devenir. Et pas dans dix ans, mais demain matin… D’ailleurs, les lecteurs m‘ont souvent dit que c’est le réalisme de ces romans qui suscite le thrill, et non des trucs un peu ringards comme un zombie qui surgit dans la salle de bains ou un fantôme planqué dans le placard à balais…

Rassurez-moi, il y a tout de même de l’espoir ?! Quel personnage de votre roman incarne cet espoir ? En quoi l’incarne-t-il ?

Bien sûr, l’espoir n’est pas mort. Le poète Hölderlin écrit même que c’est en un temps où le plus grand péril nous menace, que grandit aussi la possibilité du salut. Il y a beaucoup de personnages qui incarnent l’espoir dans Jurong Island : Catherine, la jeune fille trisomique qui vit un enfer au début du roman, mais dont la pureté reste intacte ; Obernai, un général des services secrets, plein de vertu et d’abnégation ; Antoine Dupin, qui crève de trouille, mais ne renonce jamais au combat. D’autres encore…

Si vous deviez vous identifier à un personnage de « Jurong Island », lequel serait-ce ?

Tout homme est sans doute capable du pire et du meilleur. Je ne m’excepte pas de ce principe. Donc, même si je me vois assez mal dans la peau des monstres qu’on croise dans ce roman, je vous répondrai que je suis peu ou prou dans tous mes personnages…

Dans notre précédente interview, vous avez déclaré « Je suis un type qui écrit comme un pommier fait des pommes ». Ecrire est donc pour vous une véritable nécessité. Avez-vous déjà été frappé par le syndrome de la page blanche ?

Jamais je n’ai été frappé par ce syndrome, pas plus que le pommier n’est frappé par la peur de ne plus pouvoir faire des pommes. Pourtant, un jour, même un pommier cesse de faire des pommes…

Un mot sur votre actualité 2018 : séances de dédicace ? Salons ?

Salons et dédicaces se succèdent de week-end en week-end, dans le cadre de ce que j’ai appelé mon Never Ending Tour. C’est assez fatiguant, mais c’est surtout une grande joie de pouvoir rencontrer les gens qui aiment ce que vous faites, et ceux qui décident de vous découvrir.

Le mot de la fin est pour vous !

C’est un mot de remerciement aux lecteurs : leurs témoignages me touchent beaucoup. Et aussi à vous, Emilie, et à tous les blogueurs qui prennent parti pour mes romans. Je pense d’ailleurs que ce sont les lecteurs eux-mêmes et les blogueurs, via les réseaux, qui construisent le succès d’un roman, et non plus la presse traditionnelle.

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Je tiens à remercier très chaleureusement Thierry Berlanda pour sa gentillesse et sa disponibilité.

[Pour tenter de remporter un exemplaire de « Jurong Island », n’hésitez pas à participer à notre jeu concours spécial Fête des pères – du 6 juin au 17 juin 2018 !]

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Découvrez « Jurong Island » de Thierry Berlanda – Editions du Rocher – 11/04/2018

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Présentation :

Cinq ans après sa mission à Lagos, Justine Barcella, retirée dans un village toscan, est contactée par le général Obernai. Ex-patron des services secrets, il a été mis sur la touche juste après avoir découvert un complot monstrueux : un groupe international projette de mettre hors jeu les principaux États en programmant le hacking des systèmes centraux de sécurité.

En France, la DGSE est déjà neutralisée et le pouvoir politique est aux abois. Pour contrer les actions de résistance menées par Obernai, le Python, représentant occulte de l’organisation, déclenche le plan de cyber-destruction massive Atropos. Les premiers tours de garrot en sont la paralysie du métro à Paris, Lyon et Marseille, des feux de circulation, des blocs opératoires, etc. Bilan : 20 000 morts. Et ce n’est qu’un début…

Une course-poursuite implacable s’engage alors entre Justine et le Python. Le combat semble d’autant plus inégal que l’ennemi semble connaître ses points faibles. L’enjeu du duel ? Le cerveau opérationnel d’Atropos, un complexe informatique installé dans la forteresse de Jurong Island, à Singapour. Justine Barcella réussira-t-elle à le détruire ou cédera-t-elle à la tentation grisante de se laisser connecter au tout-puissant réseau ?

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