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Sire Cédric présente « Du Feu de l’Enfer » !

Si vous êtes férus de thrillers, de mystère, de fantastique, de romans qui bousculent et qui se lisent d’une traite tant l’histoire vous prend aux tripes, alors, Sire Cédric est un nom à connaître !

Sa particularité : une écriture cinématographique.

L’effet est immédiat : on plonge corps et âmes dans l’intrigue. Les personnages, les histoires prennent vie sous nos yeux et les situations les plus irréelles deviennent tout à coup tangibles.

Le 8 mars, le dernier roman de l’auteur « Du feu de l’enfer » est sorti aux Editions Pocket !

« Du feu de l’enfer » est un conte d’horreur moderne, « un roman addictif écrit à l’encre noire des ténèbres » (Olivier Norek),

Il vous entraînera dans un jeu de piste sanglant. Si vous êtes un adepte du genre, vous allez adorer !

9782266284349ORI
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L’interview de Sire Cédric

Bonjour. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous parler de ton parcours et de ton univers ?

J’écris des histoires de suspense et d’horreur, que j’ai la chance de publier depuis une dizaine d’années maintenant. Mon dixième livre, Du feu de l’enfer, vient de paraître aux éditions Presses de la Cité. J’y raconte les aventures d’une jeune thanatopractrice, Manon, confrontée malgré elle aux problèmes de son frère, Ariel, traqué par les membres d’une secte satanique. On y retrouve l’influence de Hitchcock tout autant que celle des histoires de « panique satanique ».

Ton dernier roman « Du feu de l’enfer » vient de sortir aux Editions Pocket. À l’inverse de tes précédents romans, c’est un thriller entièrement dépourvu de surnaturel, de superstitions. Pourquoi as-tu décidé de « délaisser » le fantastique et comment s’est opéré ce « virage » ?

Ce n’est pas un virage, encore moins un délaissement, plutôt une continuité logique dans l’univers que j’aime et qui est le mien. On y retrouve des personnages attachants, des scènes violentes, un mystère permanent, et bien sûr une ambiance terrifiante. Tout mon ADN en quelque sorte ! Cette fois, le fantastique n’était pas nécessaire pour raconter l’histoire telle que je l’avais en tête. Cela m’a permis d’emprunter des sentiers un peu différents. En revanche, si la magie en tant que telle est absente, le folklore est toujours bien présent au travers de la société secrète que je décris. Pour moi, Du feu de l’enfer est un mes livres les plus intenses.

Du feu de l’enfer est un conte d’horreur moderne, un jeu de piste diabolique. Quels sont les ingrédients que tu utilises pour provoquer peur et frisson chez tes lecteurs ?

Pour créer un véritable sentiment d’angoisse, je pense que l’attachement aux personnages est primordial. Dans ce roman, tout est parti d’eux : un frère, une sœur, confrontés d’une part à des problèmes humains quotidiens (le travail, les liens familiaux, la façon de voir la vie) mais également à des personnes puissantes et intouchables, qui vont les plonger dans des aventures hors du commun. Ce sont eux le cœur de l’histoire, tout tourne autour d’eux du début à la fin. Je veux que le lecteur se sente proche de ces personnages. Ainsi, il va découvrir le mystère en même temps qu’eux, son cœur va battre plus vite quand ils courent, il aura la chair de poule avec eux quand ils se sentiront suivis, et ainsi de suite. Je crois aussi que le maître mot de tout thriller est le terme « ludique », ce qu’on oublie parfois quand on parle de ce genre. Pour moi, écrire est un jeu, comme la lecture doit rester un jeu, un jeu essentiel à notre équilibre, à notre ouverture d’esprit. Contrairement à la réalité, dans un livre, le sentiment de peur doit être, toujours, lié à un sentiment de plaisir. En tout cas, c’est dans ce sens que je travaille.

Selon toi, est-il plus difficile d’instiller un sentiment de peur lorsque la dimension fantastique/surnaturelle disparaît de l’équation ?

Qu’on fasse peur avec des fantômes ou des criminels bien réels, le sentiment recherché n’est pas si différent : tout le monde craint ce qu’il ne connaît pas, les forces cachées sous la surface, qui nous semblent impossibles à affronter. Le fantastique est pratique pour incarner de tels éléments mystérieux, un danger qui nous dépasse, qu’on ne comprend pas. Mais, quelle que soit l’histoire qu’on raconte, il faut la rendre crédible. C’est cette crédibilité qui rendra les faits terrifiants. Et pour y arriver, le travail est toujours difficile ! Qu’il soit question de puissances surnaturelles ou de complots bien humains, il faut que le lecteur y croie, s’identifie aux personnages, et ne puisse s’empêcher de se dire : « mais en fait, tout cela pourrait bien arriver ! »

Hormis le frisson, quelles autres émotions/réflexions souhaites-tu faire apparaître chez les lecteurs Du feu de l’enfer?

Dans un monde où tout le monde porte un masque, la difficulté de faire confiance aux autres, sans aucun doute ! Au-delà de cette thématique, ce roman est un mystère, et un suspense. Je l’ai écrit comme un jeu de piste, avec une bonne dose de paranoïa, mais aussi de confiance en l’être humain. Et enfin, les relations complexes entre frère et sœur, comme je l’ai dit, y ont une large place.

Tu nous as habitués à des personnages atypiques (je pense à Eva et Alexandre). Qu’en est-il des personnages de ton nouveau roman ? Que peux-tu nous dire sur eux ?

Je ne sais pas s’ils sont aussi atypiques qu’Eva ou Alexandre, mais je pense qu’on ne pourra pas les confondre ! Manon, tout d’abord, qui en raison de son métier (elle embaume les défunts) est un peu coupée des relations sociales habituelles. C’est une âme pure, qui souvent doit porter sur ses épaules plus qu’elle ne le devrait. Son frère, quant à lui, a la fâcheuse habitude de traîner avec des voyous, il a toujours fini par se mettre dans des ennuis. Ils sont rejoints par Franck Raynal, un flic en marge, qui n’hésite pas à sortir des clous pour faire avancer son enquête, même si cela lui a toujours valu des problèmes avec ses collègues. Raynal vient d’être muté de Paris dans le sud. Cela m’a permis de lui faire découvrir la situation en même temps que les personnages, et aussi que le lecteur ! De l’autre côté, il y a les « méchants » de l’histoire : Nyx, Baphomet, Hadès… Ils ont des relations pour le moins tordues entre eux, s’adonnent à des actes terribles, et n’ont littéralement peur de rien. Il sera très difficile à nos héros de leur échapper…

Tes romans comportent tous un fléchage cinématographique très visuel. Quel est ton secret pour parvenir à un tel effet ?

Je crois que c’est avant tout ma manière de penser, d’organiser ma réflexion d’un élément vers un autre, et ensuite vers un autre, toujours de manière logique. Cela se reflète dans mon écriture. Et puis, bien sûr tiens à ce que le lecteur puisse vivre l’histoire comme s’il en faisait partie. Pour cela, j’ai recours à des techniques très visuelles, de type « mouvement de caméra », pour accentuer l’immersion dans l’histoire. Le décor a toujours une importance capitale par exemple. Le silence oppressant d’une propriété déserte perdue dans l’Hérault, au cœur de la nuit… un sous-sol maculé de sang où on découvre des cadavres d’animaux torturés et un masque abandonné… Ces ambiances véhiculent bien mieux les émotions qu’un long discours qui expliquerait ce que les personnages ressentent ou leurs conflits intérieurs. Je sais que j’ai réussi une scène quand je la « vois », quand j’ai l’odeur de la moisissure des murs dans les narines, quand j’entends chaque souffle dans un dialogue et que je sens la tension monter. Et puis, bien sûr, il y a le rythme, lui aussi emprunté au cinéma. Un élément capital pour moi. Je recherche toujours une fluidité parfaite, de la première à la dernière page, pour le lecteur n’ait pas, une seule seconde, l’envie ou seulement la possibilité de refermer le livre.

Tu as lancé une superbe initiative sur ta page Facebook ; une initiative qui met à l’honneur les librairies indépendantes. Peux-tu nous expliquer le principe ?

C’est très simple, j’ai passé un accord avec une librairie toulousaine indépendante : la librairie de la Renaissance. Ce sont des amis, et ils ont un site de VPC. Quand les lecteurs passent commande sur leur site, ils peuvent indiquer dans la partie « laissez-nous un message » qu’ils commandent de ma part, et qu’ils souhaitent une dédicace. Je m’engage à signer tous les romans commandés ainsi (pas seulement le dernier en date !). La seule chose à savoir est que cela peut prendre un peu de temps, car je ne passe à la librairie qu’une fois par mois, au mieux. C’est un modeste coup de pouce pour aider un petit libraire face aux géants du commerce que constituent Amazon ou la Fnac, qui n’ont pas besoin de ce genre de chose pour vendre des millions de livres. En outre, cela permet d’offrir un vrai service « en plus » pour les lecteurs qui ne peuvent pas forcément se déplacer aux salons du livre pour me voir. Tout le monde y gagne. D’ailleurs, si certains de vos lecteurs sont intéressés, qu’ils n’hésitent pas à aller sur mon site, tout y est expliqué !

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et toi Sire Cédric, que lis-tu ?

Depuis quelques années, je me rends compte que je lis énormément d’auteurs de thriller français, tels que Grangé, Thilliez, Giébel, Vargas, Norek, Mayeras, et tant d’autres… Je retrouve dans cette nouvelle vague une vraie qualité d’écriture, des visions fortes, des voix reconnaissables.

 

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Je tiens à remercier très chaleureusement Sire Cédric pour sa gentillesse.

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