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Rentrée littéraire 2018 : une sélection Collibris

La rentrée littéraire 2018 est lancée !

Près de 567 titres sont ainsi attendus en librairie d’ici la fin du mois d’octobre.

De quoi donner le vertige !

Bien évidemment, la Team Collibris a déjà fait ses repérages.

Des premières plumes, des livres qui interpellent, questionnent ou subjuguent… espérons que nous ferons de belles découvertes !

Et pour garder le fil de nos lectures, rien de tel que l’application Collibris !

Nos étagères Liste de souhaits et Pile à Lire nous aideront  à tout gérer et à y voir plus clair !

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Premiers romans

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Cette année, la rentrée littéraire est riche en premiers romans. 94 nouvelles plumes françaises apparaîtront dans nos librairies.

Et cela, sans compter les primo-romanciers étrangers.

L’année dernière, nous avions ainsi découvert Gaël Faye et son « Petit Pays ».

Cette année, notre curiosité nous mène vers ces 5 premiers romans :

« Le malheur du bas », Inès – Bayard – 22/08/2018

« Au coeur de la nuit, face au mur qu’elle regardait autrefois, bousculée par le plaisir, le malheur du bas lui apparaît telle la revanche du destin sur les vies jugées trop simples ».

Dans ce premier roman suffoquant, Inès Bayard dissèque la vie conjugale d’une jeune femme à travers le prisme du viol. Un récit remarquablement dérangeant.

« K.O. », Hector Mathis – Buchet-Chastel – 16/08/2018

La saison était froide et la môme Capu redoutait les grands rhumes. Nous étions deux, heureux comme on peut l’être quand on cavale dans la rencontre. Assis, presque au chaud. Le temps que les grille-pain s’allument. C’est alors que la ville s’est hérissée. Toutes aiguilles dehors ! Les sirènes se sont mises à s’égosiller. Le silence crevé, éventré comme une toile. Y avait des hurlements, perçants, déchirés dans les cordes.

Des cris éclataient contre la pierre et le béton. Coups de feu, bagnoles à toute berzingue. La grande fête foraine des horreurs en plein Paname. Dans un univers qui pourrait bien être le nôtre, un jeune homme fuit la mort alors que le monde entier semble s’y précipiter. Un premier roman, musical, poétique, qui frappe fort.

« La Vraie Vie », Adeline Dieudonné – L’Iconoclaste – 29/08/2018

Un huis-clos familial noir. Un roman initiatique drôle et acide. Le manuel de survie d’une guerrière en milieu hostile. Une découverte. Le Démo est un lotissement comme les autres. Ou presque. Les pavillons s’alignent comme des pierres tombales. Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance.

La mère, est transparente, amibecraintive, soumise à ses humeurs. Avec son frère, Gilles, elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glace. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant.

« Manuel de survie à l’usage des jeunes filles », Mick Kitson – Métailié – 30/08/2018

Que font deux gamines en plein hiver dans une des plus sauvages forêts des Highlands, à des kilomètres de la première ville ?

Sal a préparé leur fuite pendant plus d’un an, acheté une boussole, un couteau de chasse et une trousse de premiers secours sur Amazon, étudié le Guide de survie des forces spéciales et fait des recherches sur YouTube. Elle sait construire un abri et allumer un feu, chasser à la carabine. Elle est capable de tout pour protéger Peppa, sa petite sœur.

Dans le silence et la beauté absolue des Highlands, Sal raconte, elle parle de leur mère désarmée devant la vie, de Robert le salaud, de la tendresse de la sorcière attirée par l’odeur du feu de bois, mais surtout de son amour extraordinaire pour cette sœur rigolote qui aime les gros mots et faire la course avec les lapins.

Un premier roman passionnant et tendre, qui parle de survie, de rédemption, et des vertus régénérantes de la nature. Une vraie réussite.

« Les Illusions », Jane Robbins – Sonatine – 04/10/2018

Jusqu’où peut-on s’immiscer dans la vie de ses proches ? Callie a toujours vécu dans l’ombre de sa sour, Tilda, à qui tout réussit. Celle-ci est actrice et forme un couple heureux avec Felix, un riche banquier, alors que Callie vit seule et végète dans la librairie où elle travaille. Si elle admire toujours autant sa sour, elle ne peut néanmoins s’empêcher de penser que quelque chose se cache sous ce vernis de perfection.

Tilda ne serait-elle pas sous l’emprise de Felix, dont les comportements obsessionnels sont de plus en plus inquiétants ? Ou bien Callie se fait-elle des illusions ? N’est-ce pas plutôt elle qui a un problème avec la réussite de Tilda ? Lorsque Felix décède d’une crise cardiaque, les relations entre les deux sours prennent un tour complètement inattendu. La jalousie, la culpabilité, le remords…

Dans ce roman au suspense hitchcockien, Jane Robins joue sur tous les registres des liens familiaux. D’une étonnante acuité psychologique, elle dessine des personnages à l’humanité poignante, jusque dans leurs failles et leurs excès, pris dans une intrigue où il est impossible jusqu’à la fin de démêler le vrai du faux.

Les romans français

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Comme chaque année, nous retrouvons des auteurs bien connus comme Amélie Nothomb, Serge Joncour ou encore Christine Angot…

Quant à nous, nous avons choisi de nous pencher sur les 5 romans suivants :

« Tenir jusqu’à l’aube », Carole Fives – L’arbalete – 16/08/2018

« Et l’enfant ? Il dort, il dort. Que peut-il faire d’autre ? » Une jeune mère célibataire s’occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, ils vivent une relation fusionnelle. Pour échapper à l’étouffement, la mère s’autorise à fuguer certaines nuits. À quelques mètres de l’appartement d’abord, puis toujours un peu plus loin, toujours un peu plus tard, à la poursuite d’un semblant de légèreté.

Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ? On retrouve, dans ce nouveau livre, l’écriture vive et le regard aiguisé de Carole Fives, fine portraitiste de la famille contemporaine.

« Helena », Jérémy Fel – Rivages – 22/08/2018

Kansas, un été plus chaud qu’à l’ordinaire. Une décapotable rouge fonce sur l’Interstate. Du sang coule dans un abattoir désaffecté. Une présence terrifiante sort de l’ombre. Des adolescents veulent changer de vie. Des hurlements s’échappent d’une cave. Des rêves de gloire naissent, d’autres se brisent. La jeune Hayley se prépare pour un tournoi de golf en hommage à sa mère trop tôt disparue. Norma, seule avec ses trois enfants dans une maison perdue au milieu des champs, essaie tant bien que mal de maintenir l’équilibre familial.

Quant à Tommy, dix-sept ans, il ne parvient à atténuer sa propre souffrance qu’en l’infligeant à d’autres… Tous trois se retrouvent piégés, chacun à sa manière, dans un engrenage infernal d’où ils tenteront par tous les moyens de s’extirper. Quitte à risquer le pire. Et il y a Helena… Jusqu’où une mère peut-elle aller pour protéger ses enfants lorsqu’ils commettent l’irréparable ?

Après Les Loups à leur porte, Jeremy Fel aborde cette vertigineuse question dans une grande fresque virtuose aux allures de thriller psychologique.

« Simple », Julie Estève – Stock – 22/08/2018

On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. A la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80. Qui est coupable ?

On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d’un homme simple, jusqu’à la cruelle vérité.

« Bazaar », Julien Cabocel – L’Iconoclaste – 29/08/2018

Ce matin-là, il a roulé. Roulé jusqu’à la panne sèche. Roulé jusqu’à se retrouver au beau milieu d’un désert. Mais au loin clignote l’enseigne d’un vieux motel. C’est là qu’il pose ses valises. Peu à peu, il y rencontre Stella, une ancienne amante, Ilda, une vieille dame aux allures d’actrice hollywoodienne, Théo un berger et ses animaux mécaniques… Le motel est une poupée russe dans laquelle s’emboîtent des vies.

Mais plus encore, toutes les vies qui auraient pu être la sienne. Julien Cabocel érige un monde de papier fulgurant. Un univers onirique où se logent les désirs enfouis, les amours perdues, les occasions manquées. Et où tout redevient enfin possible.

« La chance de leur vie », Agnès Desarthe – L’Olivier- 16/08/2018

Hector, Sylvie et leur fils Lester s’envolent vers les Etats-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector a été nommé professeur dans une université de Caroline du nord. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l’entourent. Fragile, rêveuse, Sylvie n’en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester devient le guide d’un groupe d’adolescents qui, comme lui, cherchent à donner une direction à leurs élans.

Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l’Amérique, sans le savoir, s’apprête à élire Donald Trump. »

Les romans étrangers

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Côté romans étrangers, nous retrouvons dans notre sélection des auteurs que nous affectionnons tout particulièrement (Yasmina Khadra et Alain Mabanckou notamment) et des auteurs que nous connaissons moins.

Voici donc les 5 livres que nous avons repérés et qui prendront bientôt place dans notre pile à lire Collibris :

« Khalil », Yasmina Khadra – Julliard 16/08/2018

Vendredi 13 novembre 2015. L’air est encore doux pour un soir d’hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d’explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l’acte. Il fait partie du commando qui s’apprête à ensanglanter la capitale. Qui est Khalil ? Comment en est-il arrivé là ?

Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d’un réalisme et d’une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l’esprit d’un kamikaze qu’il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l’insoutenable brutalité de la folie.

« Les cigognes sont immortelles », Alain Mabanckou – Seuil – 16/08/2018

À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l’Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l’arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville.

Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l’apprentissage du mensonge. Partant d’un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse.

Mêlant l’intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l’âme humaine à travers le regard naïf d’un adolescent qui, d’un coup, apprend la vie et son prix.

« L’abattoir de verre », J.M. Coetze – Seuil- 16/08/2018

Une femme, écrivain, au soir de sa vie. Chaque jour qui passe la rapproche de l’ombre, et elle constate, avec calme et lucidité, la déliquescence de ses facultés mentales. Autour d’elle se pressent ses enfants, qui s’inquiètent pour elle, l’admonestent de quitter l’Australie pour les rejoindre. Elle s’y refuse pourtant, préférant faire face à l’inéluctable dans la liberté et l’indépendance de la solitude, s’interrogeant jusqu’au bout, sans relâche, sur le sens de sa propre existence et sur la nature profonde de notre humanité.

En sept tableaux romanesques, J M Coetzee nous offre un somptueux portrait de femme (une certaine Elizabeth Costello, déjà croisée au fil de son oeuvre) et une leçon de littérature, aussi dense que brève. Dans une langue d’une épure admirable, il touche au coeur de nos interrogations les plus complexes et universelles (que restera-t-il de nous lorsque nous serons partis ? que transmet-on à ceux qui restent ?) et les affronte sans jamais se départir de sa suprême élégance, de sa dignité et de son humilité.

« Swing Time », Zadie Smith – Gallimard- 16/08/2018

Deux petites filles métisses d’un quartier populaire de Londres se rencontrent lors d’un cours de danse. Entre deux entrechats, une relation fusionnelle se noue entre elles. Devant les pas virtuoses de Fred Astaire et de Jeni LeGon sur leur magnétoscope, elles se rêvent danseuses. Tracey est la plus douée, la plus audacieuse mais aussi la plus excessive. Alors qu’elle intègre une école de danse, la narratrice, elle, poursuit une scolarité classique au lycée puis à l’université, et toutes deux se perdent de vue.

La plus sage devient l’assistante personnelle d’Aimee, une chanteuse mondialement célèbre. Elle parcourt le monde, passe une partie de l’année à New York et participe au projet philanthropique d’Aimee : la construction d’une école pour filles dans un village d’Afrique. Pendant ce temps, la carrière de Tracey démarre, puis stagne, tandis que progresse son instabilité psychologique. Après une série d’événements choquants, les deux amies se retrouveront pour un dernier pas de danse.

« Les Heures rouges », Leni Zumas – Presses de la Cité – 16/08/2018

Etats-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l’être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, quatre femmes voient leurs destins se lier à l’aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d’écrire la biographie d’Eivor, exploratrice islandaise du XIXe.

Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer – de son renoncement à une carrière d’avocate, des jours qui passent et se ressemblent.
Mattie, la meilleure élève de Ro, n’a pas peur de l’avenir : elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l’arrière d’une voiture… Et Gin, la guérisseuse au passé meurtri, la marginale à laquelle les hommes ont décidé de tenir un procès en sorcellerie parce qu’elle a voulu aider les femmes. Il y a du Virginia Woolf et du Margaret Atwood dans le récit polyphonique qui émane de ce choeur de femmes.

Il y a de la colère dans le traitement d’un sujet si tristement prophétique. Il y a beaucoup d’ironie dans les instantanés de cette petite ville américaine empêtrée dans ses tabous et ses préjugés. Mais il y a surtout de l’espoir, et une foi immense dans les ressources de chacune pour s’affranchir de sa condition. Un grand roman, âpre et lumineux.

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A cette sélection nous ajoutons la bande dessinée « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres » par Emil Ferris – Monsieur Toussaint Louverture – 23/08/2018.

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Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle en plein cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants.

Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak.

À travers ce livre, Emil Ferris tisse de courage, de force, de résilience, l’étendard de ceux qui survivent, de ceux qui se relèvent et ne veulent plus se taire. Et si ce n’est pas œuvre autobiographique tout y est néanmoins vrai. La clé de ce projet est la différence, et Emil Ferris l’a écrit pour les minorités, l’a dessinée pour la liberté d’être ce que l’on veut, humainement et intimement, et l’a porté envers et contre tout pour le droit d’être la femme que l’on veut. Et c’est pour ça que Moi, ce que j’aime, c’est les monstres nous frappe si fort aujourd’hui, car il s’adresse à nous, à nos problèmes, à notre monde.

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Vous pouvez retrouver notre Sélection Spéciale Rentrée Littéraire 2018 sur l’étagère dédiée de l’Ami Collibris !

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