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L’interview de Santiago Gamboa pour « Retourner dans l’obscure vallée »

Santiago Gamboa est un auteur colombien que je ne connaissais pas.

Je l’ai découvert dans son nouveau livre « Retourner dans l’obscure vallée » (Editions Métailié – traduit par François Gaudry).

J’y ai côtoyé une Europe en crise, une Colombie ré-inventée et utopique, des personnages qui se racontent, individuellement d’abord puis unis par un projet de vengeance qui les conduira à retourner vers leur pays d’origine : la Colombie.

Roman à plusieurs voix, sa particularité est de donner la parole à Arthur Rimbaud, ce poète maudit, cet Ulysse contemporain.

La vie de ce dernier, son parcours, ses voyages sont mis en parallèle avec les expériences des principaux personnages du roman.

Une façon singulière de mettre en perspective la question du retour.

Et à cette question, l’auteur y apporte une réponse magnifique, poétique, littéraire.

Bienvenue dans l’obscure vallée !

[« Retourner dans l’obscure vallée » : sélection spéciale « CONCOURS DE CRITIQUES LITTÉRAIRES 2017 »]

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L’interview de Santiago Gamboa

Bonjour Santiago. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs et leur présenter votre parcours littéraire ?

Mon dernier roman « Retourner dans l’obscure vallée » reprend deux personnages qui me sont chers, rencontrés dans un précédent roman « Plegarias nocturnas » (Prières nocturnes, éditions Métailié). J’aimais l’idée de les côtoyer à nouveau. Avec eux, et quelques autres qui se sont joints à ma galerie personnelle, je peux avancer dans la fiction afin de mieux comprendre le monde dans lequel je vis et découvrir ma propre route.

Comment est né votre nouveau roman « Retourner dans l’obscure vallée » ? En 5 mots, comment le définiriez-vous ?

D’une part, le désir d’écrire sur le thème du retour. Mon propre retour en Colombie après 30 ans passés en Europe. Je souhaitais voir de près comment mon pays entrait dans le processus de paix. Je me suis demandé ce qu’était le retour en tant qu’idée, et j’ai compris que c’était une idée littéraire. C’est alors que la vie de Rimbaud a surgi dans mon esprit comme une référence pour les autres personnages et pour l’intégralité du roman.  Rimbaud et l’art de la fuite, cherchant de manière obsessive, quelque part dans le monde, un lieu où il pourrait revenir. Egalement, je voulais enquêter sur l’idée de la littérature comme la patrie de ceux qui ont souffert pour le monde. C’est la patrie qui sauve les désespérés. Etre sauvé par la littérature et toujours vouloir revenir vers elle.

« Retourner dans l’obscure vallée » raconte l’histoire de 4 migrants colombiens qui s’interrogent sur la possibilité de revenir dans leur pays d’origine. Le déracinement, le retour, le non retour sont des aspects universels et très spirituels. Dans votre roman, vous vous demandez si le retour est réellement possible. Votre réponse est une réponse poétique, littéraire. Pourriez-vous nous en dire plus sur ce point ?

Depuis des siècles, la littérature virevolte autour de cette idée du retour. Depuis Ulysse revenant à Ithaque dans L’Odyssée jusqu’au poème Ithaque de Cavafy. C’est aussi une préoccupation philosophique : est-il réellement possible de revenir ? Fernando Savater dit que lorsque nous naissons, nous arrivons dans un pays étranger, ce qui veut dire que le véritable retour serait de ne plus être, d’être avant la naissance, ce qui ressemble beaucoup à la mort.

Parler sur le retour c’est aussi s’interroger sur la mort, la nostalgie, la mémoire et le souvenir. C’est écrire sur la perte et la solitude. Tous ces thèmes qui sont si importants pour la littérature depuis ses débuts.

Manuela Beltrán est un personnage qui a vécu une expérience terrible lorsqu’elle était jeune, une expérience qui l’a profondément marquée. Son adolescence fut également un épisode douloureux. Au fil des années, elle découvre la littérature et devient poète. Afin d’analyser l’époque actuelle et mettre en lumière les expériences de vos personnages (et notamment celui de Manuela), vous effectuez un parallèle avec le parcours de vie du poète Arthur Rimbaud. Comment vous est venue cette idée ? Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser à la vie du poète ? Quels traits de caractère, quels aspects de sa vie, de ses voyages vous ont le plus interpellés ?

Rimbaud fut le premier Ulysse contemporain. Comme les « immigrants économiques » du XXème siècle, ainsi voyageait Rimbaud : seul, à la recherche d’un travail, voulant réaliser un rêve économique – le rêve de tout immigrant. Que cherchait Rimbaud ? Rimbaud voyageait pour être un autre, pour laisser derrière lui une origine et un monde et en créer un nouveau. Sa propre vie fut son ultime œuvre, son ultime grand poème. Celui d’une vie de voyage avec l’idée de créer. D’autres auteurs, comme Flaubert, n’ont jamais voyagé ainsi. Flaubert voyageait pour « confirmer » qu’il était culturellement supérieur et jouait de l’avantage que lui conférait le fait d’être un homme blanc et riche dans des pays arabes. Il en jouait dans tous les domaines, y compris le domaine sexuel. Rimbaud, quant à lui, était le véritable « artiste adolescent ». Voilà ce qui me touche : ce besoin permanent de cohérence dans l’adolescence, ce refus d’accepter le monde tel qu’il est, ce rejet brutal de faire des concessions ou de trahir ses principes. Avec une telle force, il a changé la poésie à jamais.

Lorsqu’on s’attarde sur l’écriture de vos précédents romans, on se rend que, comme vos personnages, vous êtes en mouvement perpétuel, comme si votre regard était toujours dirigeait autre part, au loin. Est-ce difficile pour vous d’écrire sur un lieu dans lequel vous résidez ? Avez-vous besoin du regard de l’étranger, de l’expérience du voyage et de celle du départ pour parler d’un lieu ?

Pour moi, voyager est un moyen d’entrer dans la création littéraire. Lorsqu’on voyage dans ce monde, on est seul et l’on observe la vie qui s’écoule depuis un lieu privilégié. Tous les recoins du monde sont des points d’observation pour l’artiste, pour l’écrivain. Mais voyager c’est aussi être soi-même dans le mouvement et le bruit de ce monde que l’on observe. Voyager c’est savoir écouter, interpréter. C’est pourquoi le voyage est important pour tous mes personnages. Je leur permets de mieux comprendre les choses qu’ils vivent et de mieux comprendre leurs propres vies.

« Retourner dans l’obscure vallée » est aussi une histoire de vengeance. Ainsi, lorsque les personnages décident de revenir en Colombie, ce n’est pas par pure mélancolie mais dans le but de mettre en oeuvre un projet de vengeance. Comment la problématique de la vengeance se combine-t-elle à la question migratoire, à la question du retour ?

La vengeance est un autre thème profondément littéraire. Il est intimement lié à Shakespeare. La recherche et le besoin de justice sont des facettes de l’être humain. Sans doute, ce ne sont pas les meilleures, mais elles sont profondément humaines. Dans la Colombie pacifiée d’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui cherchent un moyen de surmonter leur désir de vengeance. C’est lié à la mémoire des souffrances, de délits atroces. Mes personnages, c’est-à-dire Manuela et également Tertuliano, ont tellement souffert qu’ils ont besoin de se venger. Rimbaud aussi, mais sa vengeance est poétique.

Outre la vengeance et le retour, le roman crée un espace de réflexion sur l’Europe actuelle, une Europe en crise (crise économique, problématiques sécuritaires, immigration, réfugiés). Parallèlement, vous imaginez une Colombie pacifiée, rénovée où le pardon est à la mode ; une Colombie qui se présente comme une alternative à cette Europe en crise. Pourquoi avez-vous fait le choix d’utiliser ce contraste entre ces deux mondes ? Et pourquoi avez-vous choisi de montrer une Colombie utopique ?

C’est une Colombie à demi-utopique, donc, dans le roman également, il y a beaucoup de points sombres qui inquiètent. C’est exactement ce que l’on est en train de vivre aujourd’hui. Le contraste avec l’Europe est frappant : les gens, peu à peu, retournent dans leur pays d’origine. Dans les aéroports de Colombie, il y a tous les jours des retours. Mais ce ne sont pas des retours heureux. Ils reviennent abattus de la crise européenne, notamment ceux revenant d’Espagne.

Il y a un an et demi, vous êtes vous-même retourner en Colombie. Comment dériveriez-vous votre retour ?

J’ai observé de très près la vie d’un pays qui ne ressemble plus à celui que j’ai fui. Je me sens comme un étranger. C’est pourquoi revenir est une sorte d’exil. Je suis Colombien, comme tout le monde ici. Mais j’ai incorporé très profondément la condition de l’étranger dans ma vie et c’est un regard qui ne s’évite pas. Je ne sais pas combien de temps je resterai ici. Je ne sais pas où je vais poursuivre mon voyage, mais je suis sûr qu’il continuera.

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

– un livre/un poème : « Ithaque » de Cavafy

– une peur : le ridicule

– un bruit : celui d’un animal effrayé

– un objet : un avion

– une invention : l’écriture

– une émotion : la compassion

– un animal : n’importe quel type d’oiseau, surtout les petits.

– un lieu : le quartier de Gentilly, les montagnes de Colombie ou l’Himalaya.

– un adage : le foie est l’organe qui exprime le mieux la relation de l’écrivain à son adolescence.

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Santiago, que lisez-vous ?

Une roman de John Banville, un volume des mémoires de Karl Ove Knausgard, les journaux de l’écrivain chilien José Donoso et un livre de Houllebecq sur Schopenhauer.

Le mot de la fin est pour vous. Souhaitez-vous rajouter quelque chose : séances de dédicace ? Salons ? …

Je vais partir faire la promotion de « Retourner dans l’obscure vallée » aux Etats-Unis, puis à Montevideo et finalement en France à partir du 8 octobre.

En novembre, je poursuivrai la promotion de mon roman en Italie puis en Guadeloupe.

En décembre, je rentrerai dans ma caverne pour ne plus en sortir.

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Je remercie très chaleureusement Santiago Gamboa pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Et si ce n’est pas déjà fait, ajoutez sans plus attendre « Retourner dans l’obscure vallée » (Editions Métailié) à votre bibliothèque Collibris !

Je vous rappelle également que « Retourner dans l’obscure vallée » fait partie de notre sélection de livres pour notre grand concours de critiques littéraires 2017.

Peut-être aurez-vous la chance de le remporter !

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L’interview originale

Buenos días! Háblame un poco de usted y de los últimos libros que has publicado.

Mi novela « Volver al oscuro valle », la última, retoma dos personajes para mí muy queridos de una anterior novela, « Plegarias nocturnas ». Me gusta la idea de encontrarlos de nuevo. Con ellos, y con algunos nuevos que se van uniendo a mi galería personal, puedo avanzar en la ficción como un modo de comprender mejor el mundo en que vivo. Y tal vez de indagar por mi propio lugar en ese mundo.

¿Cómo nació su novela “Volver al oscuro valle”? ¿Cómo usted definiríala en cuatro palabras?

De un lado el deseo de escribir sobre el regreso. Mi propio regreso a Colombia después de 30 años de vida en Europa. Quería ver de cerca cómo mi país se adentraba en el proceso de paz. Me pregunté por el regreso como idea, y comprendí que era una idea literaria. Surgió entonces la vida de Rimbaud como referencia para los demás personajes, y para toda la novela. Rimbaud y el arte de la fuga, buscando obsesivamente, en el mundo, un lugar al cual poder regresar. También quise indagar la idea de la literatura como la gran patria de quienes son heridos por el mundo. Es la patria que salva a los desesperados. Ser salvado por la literatura y querer siempre regresar a ella.

« Volver al oscuro valle » narra la historia de cuatro emigrantes colombianos que exploran la possibilidad de volver al país que han dejado. El desarraigo, el regreso o el no regreso son aspectos universales y espitirulas. En su novela, usted se pregunta ¿Es posible regresar realmente? Tu respuesta es une respuesta muy poetica ; una respuesta literaria. Podría dar más explicaciones sobre eso? 

La literatura lleva siglos dando vueltas alrededor de la idea del regreso. Desde Ulises volviendo a Ítaca, en la Odisea, hasta el poema Itaca de Kavafis. Es también una preocupación filosófica : ¿a dónde podemos regresar, realmente ? Fernando Savater dice que al nacer llegamos a un país extranjero, es decir que el verdadero regreso sería a ese « no ser » anterior al nacimiento que se parece tanto a la muerte. Hablar sobre el regreso es, entonces, indagar también por la muerte, por la nostalgia, la memoria y el recuerdo. Es escribir sobre la pérdida y la soledad. Todos los temas que han sido importantes para la literatura desde sus inicios.

Manuela Beltrán es un personaje que, cuando era pequeña, sufrió una experiencia terrible que afectó profundamente su vida. Su adolescencia fue también muy dolorosa. A lo largo de los años, ha descubierto la literatura y se convirtió en una poeta. Usted trazar un paralelismo con el poeta Arthur Rimbaud y utiliza la estructura de la época y de la vida del poeta Rimbaud para aportar un enfoque muy interesante sobre la sociedad actual y los personajes. ¿Cómo empezó a analizar la vida de Rimbaud? ¿Qué es lo que más le entusiasma en su vida, viajes, historia, rasgos de carácter?

Rimbaud fue el primer Ulises contemporáneo. Como los inmigrantes económicos del siglo XX, así viajó Rimbaud : solo, buscando trabajo, queriendo cumplir un sueño económico que es el anhelo de todo inmigrante. ¿Qué buscaba Rimbaud ? Tal vez algo muy profundo, pero para eso necesitaba dejar de ser lo que era. Rimbaud viajó para ser otro, para dejar atrás un origen y un mundo, y crear uno nuevo. Su propia vida fue su última obra, su último largo poema. En él se une la idea del viaje con la idea de crear. Otros escritores, como Flaubert , nunca viajaron así. Flaubert viajó para « confirmar » lo que él consideraba su superioridad cultural, y ejerció la ventaja que le otorgaba el ser un europeo blanco y rico en los países árabes. La ejerció en todos los dominios, incluido el sexual. Por otro lado, Rimbaud es el verdadero « artista adolescente ». Esto me conmueve : La imperiosa necesidad de coherencia de la juventud, su negativa a aceptar el mundo tal como es, y el rechazo brutal a hacer concesiones o traicionar sus principios. Y con tal fuerza que cambió para siempre la poesía.

Cuando nos interesamos en sus libros, podemos notar que, como sus personajes, está usted en constante movimiento, como si la mirada esta dirigada en algun lugar, desde lejos. ¿Usted no puede escribir sobre en lugar en el que se resibe? Usted necesita la mirada del extranjero, la experiencia del viaje para escribir sobre un lugar?

Viajar, para mí, es un modo de entrar a la creación literaria. Quien viaja de este modo está solo y observa pasar la vida desde un lugar privilegiado. Todas las esquinas del mundo son puntos de observación para el artista, para el escritor. Pero viajar es también verse a uno mismo en medio del movimiento y el ruido de ese mundo que uno observa. Viajar es saber escuchar, interpretar. Por eso el viaje es importante para todos mis personajes. Les permite comprender mejor las cosas que viven y sus pequeñas vidas.

« Volver al oscuro valle » es también une historia de venganza. Asi, cuando sus protagonistas decidan de retornar a Colombia no es por mera melancolía, sino una búsqueda de venganza. ¿Cómo se agrega la problemática de la verganza a la cuestión migratoria, al tema del regreso?

Bueno, la venganza es otro tema profundamente literario, sobre todo ligado a Shakespeare. Es una de las caras de la búsqueda y necesidad de justicia del ser humano. Tal vez no es la mejor, pero es muy humana. En la Colombia pacificada de hoy, mucha gente lucha por sobreponerse a su propio deseo de venganza. Está ligado a la memoria del sufrimiento, de los delitos atroces. Mis personajes, es decir Manuela y también Tertuliano, sufren una violación y necesitan de la venganza. Incluso Rimbaud, cuya venganza es poética.

Además de la venganza y del regreso, hay espacio para reflexiones sobre una Europea en crisis (crisis económica en los países mediterráneos, problemáticas de seguridad, migración y refugiados). Paralelamente, usted se imagina Columbia como un paraíso postconflicto, un lugar renovado donde el pardon está de moda, un lugar que aparece como una alternativa a la Europa en crisis. ¿Por qué utilizar este contraste y por qué mostrar una Columbia utópica?

Bueno, es una Colombia con una utopía a medias, pues en la novela también se ven muchas miradas oscura, que intranquilizan. Es exactamente lo que estamos viviendo hoy. El contraste con Europa es muy visible : la gente, poco a poco, está regresando. En los aeropuertos de Colombia todos los días hay regresos. Pero no son regresos felices, pues vuelven derrotados de la crisis europea, sobre todo de España.

Hace año y medio, regresa usted a Colombia. ¿Cómo describiría su regreso?

Bueno, he estado mirando de cerca la vida de un país que, de algún modo, ya no es el mismo del que me fui. Aún me siento un extranjero, y por eso, regresar ha sido una especie de exilio. Soy colombiano, como todo el mundo acá. Pero ya había incorporado de forma muy profunda la condición de extranjero en mi vida, y es una mirada que no logro evitar. No sé cuánto tiempo estaré aquí. Tampoco sé hacia dónde seguirá mi viaje, pero es seguro que continuará.

Para finalizar ¿Conoces los retratos chinos?

¿Si fueras un libro/un poema, serías? :

Itaca, de Kavafis.

¿Si fueras un temor, serías? :

Temor al ridículo.

¿Si fueras un ruido, serías? :

El de un animal asustado.

¿Si fueras un objeto, serías? :

Un avión de metal.

¿Si fueras una invencion, serías? :

La escritura y el borrador.

¿Si fueras una emocion, serías? :

Compasión.

¿Si fueras un animal, serías? :

Cualquier tipo de pájaro. Más bien de los pequeños.

¿Si fueras un lugar, serías? :

El barrio de Gentilly con vista al mar de Roma, en las montañas de Colombia o en los Himalayas.

¿Si fueras un dicho, serías? :

El hígado es el órgano que mejor expresa la relación de un escritor con su adolescencia.

Jorge Luis Borges dijo: « somos lo que somos por lo que leemos ». Me gustaría saber lo que lee actualmente.

Una novela de John Banville, un volumen de memorias de Karl Ove Knausgard, los diarios del escritor chileno José Donoso y un libro de Houllebecq sobre Schopenhauer.

Para finalizar ¿Cuales son tus actualidades en 2017 : sesiones de dedicatorias, encuentros con los lectores…?

Haré un largo viaje de promoción por Estados Unidos para la novela « Return to the dark valley », luego una feria del libro en Montevideo y finalmente Francia, a partir del 8 de octubre. En noviembre iré a Italia y a la isla de Guadalupe, siempre en promoción. En diciembre entraré a una caverna para no volver a salir.

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Propos recueillis et traduits par Emilie Bonnet

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