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L’interview de Niko Tackian pour « La nuit n’est jamais complète »

L’écriture coule dans ses veines.

D’abord journaliste puis scénariste pour la BD, la télé, le ciné et le jeux vidéos, Niko Tackian exprime sa créativité de mille et une façons.

Finalement, il ne lui manquait qu’une seule corde à son arc : celle de romancier.

En 2015, il se lance dans l’aventure et publie « Quelque part avant l’enfer » aux éditions Scrinéo.

Et là encore, il fait mouche !

Il réitère en 2016 avec « La nuit n’est jamais complète » (Scrinéo, éditions Pocket), un thriller angoissant plébiscité par le comité éditorial du Ptit Colli.

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L’année 2017 est tout aussi prometteuse : entre la sortie de son nouveau roman « Toxique » (Editions de L’Epée – janvier 2017), un polar bien noir à la « Braquo » et la diffusion en septembre prochain de la série « Alex Hugo » qu’il a créée avec son ami Franck ThilliezNiko Tackian poursuit son petit bonhomme de chemin et continue d’exprimer, sur ses terrains de jeu favoris, son inventivité décapante !

Un auteur et un scénariste à suivre !

L’interview de Nicolas Tackian

Bonjour Niko. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

Hello ! Je m’appelle Niko, j’ai 44 ans et j’ai la chance de vivre de ma plume depuis une vingtaine d’années. D’abord en tant que journaliste, puis scénariste de BD, puis de ciné, TV, jeux vidéo et maintenant j’écris des romans. Mon quatrième opus sortira en janvier 2018. Mon univers littéraire c’est le «Genre » avec un grand G. Du polar au thriller mais j’aime aussi le fantastique, la SF, l’anticipation et même la fantasy.

Votre dernier roman «La nuit n’est jamais complète» a été sélectionné par le comité éditorial du Ptit Colli. Certains lecteurs ont donc eu la chance de le recevoir dans leur box littéraire.

– Quel message souhaiteriez-vous leur adresser ?

Toi qui t’engages dans les sables brûlants du désert, n’oublies pas ta bouteille d’eau !

– Comment leur présenteriez-vous ce livre ?

C’est un huit clos suffocant à ciel ouvert. Mais c’est aussi l’histoire d’un père, de sa fille, et d’un combat qu’ils vont devoir mener ensemble.

Comment est née l’idée de ce huis clos oppressant ?

Alors je ne peux pas tout dire pour ne pas révéler le contenu du roman MAIS c’est venu de mon amour des huits clos. Je trouve que c’est un genre magnifique pour porter des personnages jusqu’à leur point de rupture. Et les images me venaient d’un voyage en Patagonie et aussi de l’actualité (mais je ne peux en dire plus). Et puis bien sûr, le thème profond du roman…

Entre réel et irréel, vous jouez habilement avec les nerfs du lecteur le poussant à échafauder les théories les plus folles jusqu’au dénouement final. Lors de l’écriture de ce roman, aviez-vous déjà en tête son épilogue ?

Absolument, c’était même le point de départ, la pierre angulaire sur laquelle repose tout le poids du roman. Une fois que vous connaissez le dénouement, vous pouvez le relire et vous en rendre compte. Tout était anticipé pour que se superpose à cette étrangeté, une impression de cohérence. Comme si un plan se déroulait en arrière-plan sans que vous y ayez totalement accès…

Vos récits sont souvent empreints d’étrangeté. Quel rôle attribuez-vous à la dimension fantastique ?

Mais j’adore ça ! Parce que tout être humain, qu’il se l’avoue ou non, est mystique. Le fantastique répond à notre besoin inhérent d’avoir des réponses aux questions existentielles qui nous tourmentent. Après je n’écris pas de récits proprement fantastique car ce qui m’intéresse c’est justement l’intrusion de l’étrange, du mystique, dans la réalité. Et j’en ai la preuve tous les jours dans ma vie réelle. Impression de déjà vu, synchronicités, coïncidences étranges… énormément d’éléments de nôtre vécue peuvent prendre une connotation fantastique si on les observe bien…

Les personnages ont une place bien particulière dans votre roman. Vous restez très évasif quant à leurs intentions ? Une manière de cultiver le mystère jusqu’au bout ?

C’est surtout en cohérence avec le dénouement du récit. Ces personnages ont effectivement une place bien particulière… mais nous ne pouvons en dire plus !

La situation de survie dans laquelle vous placez vos personnages est hautement anxiogène. Vous vous appuyez sur des ressorts psychologiques puissants. Pourquoi l’aspect psychologique est-il si prégnant dans vos écrits ?

Parce que pour moi, depuis la découverte de psychanalyse, on a compris que les actions humaines ne sont pas dictées par la magie, le hasard ou les dieux… Tout vient de la psychologie dans la vie mais également dans les personnages de fiction. Une psychologie juste donne du réalisme au récit et permet aux personnages d’exister.

Votre nouveau roman « Toxique » est sorti le 4 janvier dernier aux éditions de l’Epée et Calmann Levy. Pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ?

Toxique c’est l’histoire d’un commandant de la crime qui essai de coincer une sociopathe dont le hobby est de bousiller la vie des gens par personne interposé… Ce genre de personne qui vous veut du mal et vous manipule pour causer le maximum de dégâts.  Vous savez, celle qu’on croise un peu partout et dont on se dit « pourquoi est-il si méchant ». Et puis bien entendu, le héros a lui aussi sa vie privée à gérer et elle est bien toxique également.

A l’inverse de vos précédents livres, « Toxique » se rapproche davantage du polar. Un retour aux sources puisque vous pratiquez depuis longtemps le polar en scénario pour la télévision ?

Oui, en tout cas l’envie de créer un personnage de flic dans la durée (Toxique est le premier roman d’une série). Et puis le polar est un genre génial et protéiforme qui se prête parfaitement à mon amour des personnages, de la psychologie et même du fantastique.

Vous avez déclaré : « Avec Toxique, on comprend la différence entre un psychopathe et un sociopathe. Et si la première espèce est assez rare, on suspecte la seconde de représenter un pourcentage beaucoup plus important de la population. » Qu’est-ce qui vous passionne tant dans la thématique de la sociopathie ?

C’est justement cette proximité avec le réel, avec la vie de tout le monde et de tous les jours. Les sociopathes ressemblent aux répliquants de PK. Dick, ils sont parmi nous, comme nous, sauf qu’ils leur manque la case de l’empathie et ça les rend dangereux. Et ils existent, croyez-moi, toutes les civilisations les ont détectés depuis la nuit des temps. Les inuits par exemple s’en débarrassaient en les jetant de la banquise. De nos jours on les détecte par un test …

Vous n’êtes pas qu’écrivain, vous vous exprimez aussi en tant que scénariste, vous vous êtes essayé avec brio à la BD, à la télévision, aux jeux vidéo. Y-a-t-il d’autres terrains que vous souhaiteriez explorer ?

Brio pas toujours, mais en tout cas j’ai eu la chance d’avoir tous ces moyens d’expression à ma portée pendant un temps. Aujourd’hui le roman est devenu mon espace de liberté, mon terrain de jeu principal mais j’explore également la série TV en tant que créateur et j’ai bon espoir de pouvoir, à moyen terme, mettre en place un univers complet sur ce support.

Que pouvez-vous nous dire sur votre prochain roman ?

C’est la suite des aventures du commandant Tomar Khan et donc de Toxique. Ce sera l’occasion pour les lecteurs de mieux le connaitre, lui mais également Rhonda, Ara (sa mère) et quelques personnages récurrents de la série. Et puis surtout, il va se retrouver confronter à une enquête qui deviendra un véritable duel digne d’un western. Et enfin, comme dans le premier roman, il n’en a pas fini de régler ses soucis perso…

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

un livre : UBIK (Pk DICK)

l’un de vos personnages : Tomar Khan

une peur : La pièce sans lumière où vous deviez vous rendre, enfant, pour aller chercher quelque chose.

un bruit :  Le tac tac d’une lame de cutter remontant cran après cran.

un objet :  Un bloc note avec des croquis à l’intérieur et des pages mouillées par la pluie.

une invention : La musique, meilleur vecteur d’émotion jamais créé par l’homme.

une émotion : la nostalgie. Parce qu’elle me transporte ailleurs et que parfois, j’aime bien avoir envie de pleurer. C’est mon côté slave.

un animal : le chien. Y’a pas plus gentil qu’un chien.  Mais alors un gros chien genre golden.

un lieu : La méditerranée. Je suis parisien de naissance mais j’ai le cœur au sud. Les pins, le mistral, l’eau bleue ou le soleil scintille, les filles en jupettes … le paradis quoi ! (et puis surtout on manue de soleil !)

un adage : Quand c’est beau c’est Tropico !  (Je déteste les adages)

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Nicolas, que lisez-vous ?

bah pas grand-chose, ce qui est cohérent avec votre théorie au final !

Un mot de votre actualité 2017 : séances de dédicace ? Salons ? …

Alors je serai à Saint Maur en poche fin juin, au festival de Gradignan en octobre, à Cognac et également au tout jeune festival Seille de crime. Ma prochaine actualité ce sera Janvier 2018 avec la sortie de la suite de TOXIQUE. Sinon, vous pouvez-voir les épisodes inédits d’Alex Hugo (la série que j’ai créé avec le poto Thilliez) en septembre sur France 2 !

* * * * * * * *

Je remercie très chaleureusement Niko pour sa disponibilité et son humour 😉

Et n’oubliez pas de rajouter  « La nuit n’est jamais complète » (éditions Pocket) dans votre bibliothèque Collibris !

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