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L’interview de Karine Giebel pour « De Force »

« DE FORCE » (Pocket, 2017) est un thriller psychologique parfaitement mené, une pépite littéraire machiavélique qui ne vous laissera pas indemne.

Si vous êtes un adepte du noir, vous allez y succomber et cela dès les premières pages !

De courts chapitres, un rythme soutenu, des personnages troublés et malmenés, une tension bien réelle qui monte crescendo, un épilogue explosif… Karine Giebel ne nous laisse aucun répit !

Indéniablement, Karine Giebel s’est fait une place à part dans le thriller psychologique et excelle dans son art.

Les adeptes du genre n’ont sans doute pas oublié « Meurtres pour rédemption » (Fleuve noir, 2010), « Les Morsures de l’ombre » (Fleuve noir, 2007) ou encore « Purgatoire des innocents » (Fleuve noir, 2013.

Aujourd’hui, 14 septembre 2017, son dernier roman « DE FORCE » débarque aux éditions Pocket !

Pour l’occasion, 10 exemplaires sont mis en jeu jusqu’au dimanche 17 septembre minuit !

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Sans plus attendre, donnons la parole à Karine Giebel et plongeons au cœur d’un huis clos très inquiétant !

* * * * * * * * *

L’interview de Karine Giebel

Bonjour Karine. Avant de parler de votre roman « De Force » (éditions Pocket), pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

J’écris depuis très longtemps, mais mon premier roman est paru en 2004. « L’encre de ma plume est noire », mais non dépourvue d’espoir. J’aime les personnages complexes et les émotions fortes.

A l’issue de notre concours, 10 lecteurs auront la chance de recevoir un exemplaire dédicacé de votre roman « De Force ».

– En 5 mots, comment leur présenteriez-vous ce livre ? Secrets, mensonge, faux-semblants, manipulation.

– Quel message souhaiteriez-vous leur adresser ? J’espère que vous aimerez suivre mes personnages au fil des pages !

« De Force » est un huis clos oppressant. Les personnages sont peu nombreux. Ils prennent vie chapitre après chapitre et ce sont eux qui font l’histoire. Pouvez-vous nous parler de vos personnages ? Quel est votre secret pour leur donner une telle épaisseur ?

Les personnages sont essentiels dans un roman. Ils en sont le cœur. Je m’attache à la plupart d’entre eux, même lorsqu’ils ont beaucoup de travers, beaucoup de choses à se reprocher. Je les veux en demi-teinte, je déteste les personnages trop parfaits. Pour leur donner vie, j’essaie de me glisser dans leur peau, dans leur tête.

Finalement, pour parvenir à cela, il suffit d’avoir envie de comprendre les autres.

Il est beaucoup question de haine, de rancœur, de jalousie, d’amertume aussi. Chaque personnage a ses secrets et lorsqu’on gratte un peu la surface, on se rend vite compte que derrière le luxe tout est « pourri » ! Un certain reflet de l’âme humaine et de notre société ?

Le polar est un genre littéraire qui n’est pas nombriliste et peut être un reflet de la société dans laquelle nous vivons. Il fait également la part belle à la psychologie des personnages. Ce qui m’intéresse dans l’écriture, c’est l’être humain, dans toute sa complexité. De quoi est-il capable lorsqu’il aime, qu’il déteste, qu’il est jaloux ou envieux ? Quel est la limite de son courage ? Jusqu’où peut-il aller dans la lâcheté ?

Vous écrivez sans carte, sans GPS, sans plan préétabli. Vous avancez à l’aveuglette, comme vos lecteurs, mais vous arrivez toujours à destination ! Y-a t’il des romans dans lesquels vous vous êtes perdue ?

Ça m’est arrivé, en effet. Mais très rarement. Il me faut parfois des pauses, plus ou moins longues, des temps de réflexion. Et je retrouve mon chemin !

Je trouve que « De force » est un titre admirablement bien choisi ! Il apparaît plusieurs fois dans le livre et ça fait son effet ! Comment choisissez-vous les titres de vos romans ?

Parfois, le titre s’impose dès le départ, dès les premières lignes. Ce fut le cas pour « De Force ». Parfois, il faut attendre le milieu du roman, voire la fin. Si j’ai un doute, j’en parle à mon éditrice et nous réfléchissons ensemble au meilleur titre possible.

L’ambiance qui règne dans votre livre fait parfois penser au film « Plein soleil ». Cette comparaison vous semble-t-elle pertinente ? Aviez-vous ce film en tête lors de l’écriture de « De force » ?

Non, je n’ai pas songé à ce film en écrivant « De Force ». Mais je comprends qu’on puisse faire quelques rapprochements entre ces deux histoires. Bien qu’elles soient quand même très différentes !

Je crois que vos livres ont souvent été plébiscités par l’industrie télévisuelle et cinématographique sans que les projets d’adaptation ne puissent aboutir. Pourquoi selon vous ?

Cela arrive malheureusement souvent. Un réalisateur ou un producteur peuvent avoir un coup de cœur pour un roman et la volonté d’en faire un film ou un téléfilm. Mais c’est un parcours semé d’embûches… Il faut que les chaînes de télévision suivent car ce sont en général elles qui financent le film. Ce que j’écris est très noir, peut-être trop noir pour l’audiovisuel français. Mais actuellement, deux de mes romans sont toujours en cours d’adaptation : « Jusqu’à ce que la mort nous unisse » pour la télévision et « Meurtres pour rédemption » pour le cinéma américain. Je croise les doigts… !

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

– un livre : « Des souris et des hommes »

– une peur : la peur du vide

– un bruit : celui de la pluie

– un objet : un stylo

– une invention : l’imprimerie

– une émotion : l’émerveillement

– un animal : un loup

– un lieu : un sentier menant au sommet d’une montagne

– un adage : Si tu te fais de nouveaux amis, n’oublie pas les anciens.

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Karine, que lisez-vous ?

J’aime les histoires fortes en émotions, les romans qui laissent des traces…

Un mot de votre actualité 2017 : séances de dédicace ? Salons ? …

En octobre, je serai au salon polar de Toulouse et à celui de Mulhouse. En novembre, je serai à la foire du livre de Brive.

* * * * * * * * * *

Je remercie très chaleureusement Karine Giebel pour sa disponibilité et sa gentillesse.

Et si ce n’est pas déjà fait, ajoutez sans plus attendre « DE FORCE » (Editions Pocket) à votre bibliothèque Collibris !

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