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L’interview de Fabienne Betting pour « Bons baisers de Mesménie »

Fabienne Betting a commencé sa carrière littéraire en écrivant des nouvelles qui lui ont valu le prix Vedrarias 2000 et le prix de la nouvelle policière de Dôle en 2007.

Spécialiste internationale du quatrième pays balte, la Mesménie, elle lui consacre son premier roman« Bons baisers de Mesménie » !

Un roman loufoque, décalé et rempli d’humour !

L’interview de Fabienne Betting pour « Bons baisers de Mesménie »

Bonjour Fabienne. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

De formation scientifique, je me suis mise à écrire sur le tard, un peu par hasard, lorsqu’une amie m’a proposé de participer à un concours de nouvelles. J’y ai pris beaucoup de plaisir et j’ai continué à partir de ce moment-là jusqu’à la publication de ce premier roman.

Mon univers littéraire est assez éclectique. Je lis aussi bien des polars et des romans historiques que de la littérature classique. Si je devais donner trois auteurs dont j’aime particulièrement les œuvres, je citerai John Steinbeck, David Lodge et Alison Lurie.

Votre roman « Bons baisers de Mesménie » a été sélectionné par le comité éditorial du Ptit Colli. Certains lecteurs ont donc eu la chance de le recevoir dans leur box littéraire.

– Quel message souhaiteriez-vous leur adresser ?  

Je voudrais en premier lieu leur souhaiter une excellente lecture. Je ne connais pas le principe du P’tit Colli mais si cela consiste à recevoir des livres « surprise » pour découvrir de nouveaux auteurs, je trouve le principe intéressant et j’espère qu’ils ne seront pas déçus !

– Comment leur présenteriez-vous ce livre ?

Comme un livre qui se veut joyeux et sans prétention. À travers les aventures de Thomas, j’ai d’abord voulu aborder d’une façon un peu loufoque un seul thème, celui de la justesse des traductions qu’on peut lire et puis ensuite, au fil de l’écriture, j’ai aussi voulu parler de la grande variabilité des critiques littéraires qui me font rire parfois par leur excès (comme dans l’émission « Le masque et la plume ») et du problème des terres rares qui est un vrai problème dont on ne parle pas assez à mon avis. Je n’ai cependant pas voulu être pontifiante et j’ai essayé de rester légère tout au long de l’écriture.

L’originalité du titre surprend et rappelle la saga « James Bond, Bons Baisers de Russie ». Existe-t-il un lien entre ce film et votre livre ?

C’est un clin d’œil au livre d’espionnage, une façon de tourner en dérision la façon dont le héros maladroit de ce livre interprète ces propres mésaventures

Pouvez-vous nous parler de ce pays étrange et peu hospitalier : la Mesménie ?

Je n’ai qu’une chose à dire sur la Mesménie : n’y allez pas en vacances !

Vous avez inventé un pays de toutes pièces. Comment avez-vous procédé pour lui donner vie ? Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

J’ai voulu inventer une langue pour me libérer de toutes les contraintes de traduction d’une « vraie » langue aussi a-t-il fallu que j’invente le pays où cette langue était parlée. L’idée d’en faire le pays le plus vilain du monde est venue spontanément, je serais bien incapable de dire comment, simplement parce que je trouvais ça drôle, et puis ensuite il s’est construit petit à petit, en fonction des nécessités du roman.

L’histoire de votre roman sort véritablement de l’ordinaire. Il en va de même de votre écriture qui ressemble trait portrait à votre héros Thomas Lagrange : maladroite, masculine. La voix de l’auteur disparaît donc complétement au profit de celle du narrateur. Pourquoi ce choix ?

Ce n’est pas vraiment un choix. Je savais le thème que je voulais traiter et j’avais une idée de la fin du roman, qui se situait pour moi aux révélations des erreurs de traduction mais pour le reste je me suis laissée porter par le personnage de Thomas. J’espère ne pas avoir au naturel une écriture trop maladroite ou masculine mais je trouvais facile de me mettre dans la peau de cet adolescent attardé qui me faisait rire.

« Bons baisers de Mesménie » est votre premier roman. Rocambolesque à souhait, vous avez opté pour l’originalité. Qu’en sera-t-il de votre prochain roman ?

Ce qui est sûr, c’est que je n’ai aucune envie d’écrire des livres autobiographiques, même s’il y a toujours un peu de l’auteur dans les livres qu’il écrit. Je pense que je choisirai toujours des thèmes et des sujets qui m’intéresse, m’intrigue ou me touche et que j’essayerai d’en faire une histoire sans chercher à être ni originale, ni quoique ce soit à part moi-même.

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

– un livre : À l’est d’Eden.

– une peur : Un chien qui attaque

– un bruit : Une friture de beignets (et l’odeur qui l’accompagne)

– un objet : Un oreiller

– une invention : La téléportation

– une émotion : La nostalgie

– un animal : Un lapin (mesmène)

– un lieu : Une maison de campagne en Dordogne

– un adage : Le succès ne dure pas, l’échec ne tue pas, l’important, c’est la persévérance (Winston Churchill)

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Fabienne, que lisez-vous ?

Comme je le disais dans la première question, je lis un peu de tout. Parmi les auteurs de polars, j’aime beaucoup Fred Vargas et puis d’une manière générale les auteurs scandinaves. J’ai une tendance à aimer des romans plus anciens comme ceux de Robert Merle et de Marcel Pagnol mais je passe en général d’un genre à un autre, en me fiant à la quatrième de couverture ou à l’avis d’ami(e)s dont je partage les goûts

Un mot de votre actualité 2017 : séances de dédicace ? Salons ? …

Je viens de faire le festival de Saint Maur en poche. En octobre, je serais au salon d’Hermillon et je ferais une séance de dédicaces en novembre, à Bourg en Bresse.

* * * * * * * * * *

Je remercie très chaleureusement Fabienne Betting pour sa disponibilité.

Et si ce n’est pas déjà fait, ajoutez sans plus attendre « Bons baisers de Mesménie » (J’ai Lu) à votre bibliothèque Collibris !

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