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L’interview d’Amélie Antoine pour « Fidèle au poste » et « Quand on n’a que l’humour… » !

Avez-vous déjà entendu parler d’Amélie Antoine ?

Certains clients du Ptit Colli répondront sans doute par la positive…

Mais saviez-vous que le parcours d’Amélie Antoine était une véritable success story ? Et que tout « apprenti » auteur rêverait de suivre la même route ?

Après un premier récit autobiographique (« Combien de temps : Au fil de la maladie » – 2011, L’Harmattan), Amélie Antoine se tourne vers l’autoédition numérique. Son roman « Fidèle au poste » est rapidement plébiscité par les lecteurs et obtient en 2015 le premier Prix Amazon de l’autoédition.

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Il n’en faudra pas plus pour attirer l’attention des éditions Michel Lafon. « Fidèle au poste » est alors publié au format papier en France (mars 2016) mais également aux Etats-Unis sous le titre « Interference » !

Le 4 mai 2017, Amélie Antoine reviendra sur le devant de la scène avec « Quand on n’a que l’humour… »  et sera accompagnée une nouvelle fois des éditions Michel Lafon.

Ce nouveau roman est l’histoire d’un humoriste, l’histoire d’un homme blessé qui se raccroche au rire mais, surtout, « l’histoire d’un père et d’un fils à qui il aura fallu plus d’une vie pour se trouver ».

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Il diffère sensiblement de « Fidèle au poste » qui se présentait comme un thriller psychologique d’un suspense incroyable !

L’interview d’Amélie Antoine

http://www.auteursindependants.com
http://www.auteursindependants.com

 

Bonjour Amélie. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

Je vis à Lille avec ma petite famille, et j’ai dépassé de quelques années (à peine !) la trentaine 😉 Si je devais donner un mot pour qualifier mon univers littéraire, ce serait sans doute « sombre ». En tant que lectrice, j’ai toujours aimé les histoires sombres, avec un côté tragique et poignant, et je serais bien incapable d’écrire un jour un « feel-good », même si l’espoir et la résilience restent présents dans mes textes !

Avant de parler de votre prochain roman « Quand on n’a que l’humour », j’aurais souhaité revenir sur le livre « Fidèle au poste ». Celui-ci a été sélectionné par le comité éditorial du Ptit Colli. Certains lecteurs ont donc eu chance de le recevoir dans leur box littéraire. Que souhaiteriez-vous leur dire pour leur donner envie de se plonger dans ce roman ?

C’est toujours difficile pour moi de « vendre » mes romans, mais je dirais que la plupart des lecteurs qui ont découvert et aimé Fidèle au poste s’accordent tous à affirmer qu’il s’agit d’un « page-turner », un roman haletant, à la frontière du thriller psychologique, qu’il est difficile de poser avant d’être parvenu au dénouement de l’intrigue… J’espère que vos lecteurs auront le même sentiment… !

« Fidèle au poste » est un roman à trois voix. L’exercice est risqué car le lecteur pourrait perdre le fil. Selon vous, quelles sont les conditions requises pour que cela ne se produise pas ?

Je pense que chacun des trois personnages possède une voix qui lui est propre, et le lecteur suit avant tout le fil de l’intrigue, qui avance et évolue par le biais de ces trois points de vue qui alternent en permanence. Suivre le déroulement de l’histoire par le prisme de trois personnages différents, cela permet aussi et surtout de se rendre compte que les paroles, les gestes, et les situations sont bien souvent très subjectives, et qu’il faut se méfier des narrateurs qui ne détiennent qu’une partie de la vérité !

Les personnages tiennent donc une place prépondérante dans votre roman. Leurs failles donnent une réelle profondeur à l’histoire. Comment leur avez-vous donnés vie ?

Il est vrai que ce qui m’intéresse plus que tout lorsque je crée un personnage, ce sont ses failles. Ses défauts, ses manques, ses faiblesses, ses blessures, ses peurs. Tout ce qui le rend humain à mes yeux. Je trouve que c’est ce qui est essentiel dans un personnage, c’est ce qui nous fait nous attacher à lui, éprouver de l’empathie et de la compassion ou au contraire de l’aversion !

« Fidèle au poste » est un roman que vous avez porté seule, sans l’aide d’une maison d’édition. Qu’est-ce qui vous a mené vers l’autoédition ?

J’ai choisi l’autoédition après avoir envoyé mon roman à quelques maisons d’édition et avoir reçu des lettres de refus qui se résumaient à deux lignes impersonnelles. Je me suis dit qu’après tout, l’autoédition en numérique offrait aujourd’hui la possibilité de faire vivre son texte, de trouver des lecteurs, d’obtenir un retour sur ce qu’on avait écrit. Et j’en ai conclu que je n’avais rien à perdre : au pire, il ne se passerait rien et mon roman resterait dans les limbes de la plateforme, et au mieux… Il plairait et trouverait son lectorat !

Le roman a connu un vif succès sous sa forme numérique et a finalement été publié au format papier. Comment avez-vous vécu cette « success story » ? Qu’en retenez-vous ?

J’en retiens un parcours absolument incroyable pour un premier roman, parcours que Fidèle au poste n’aurait jamais connu s’il avait été retenu par une maison d’édition au tout début de l’aventure ! Le roman a été traduit aux États-Unis, il a déjà conquis plus de 250 000 lecteurs, il connaît à présent une nouvelle vie au Livre de poche… Est-ce que j’aurais pu rêver de tout cela quand j’ai cliqué sur le bouton « Publier » de la plateforme d’autoédition ? Certainement pas…  Tout ce qui s’est produit, c’est grâce aux lecteurs qui ont découvert et apprécié Fidèle au poste en 2015 et qui ont décidé de soutenir ce texte, d’en parler autour d’eux… !

Parlons à présent de votre futur roman « Quand on n’a que l’humour ». Pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ?

Avec plaisir ! Il sort le 4 mai prochain en librairie, et je suis très impatiente de savoir ce que les lecteurs en penseront…

Lorsque l’histoire commence et que le rideau se lève, Édouard Bresson, l’humoriste préféré des Français, s’apprête à jouer son dernier spectacle devant un Stade de France plein à craquer. Ils sont plus de 50 000 à être venus rien que pour lui, à l’acclamer, à trépigner d’impatience, à scander son prénom de plus en plus fort au fil des minutes qui s’égrainent.

De l’autre côté du rideau noir, lui ne s’est jamais senti aussi seul de sa vie.

Quand on n’a que l’humour…, c’est l’histoire d’un clown triste comme il en existe des dizaines, c’est l’histoire d’un homme qui a tout, absolument tout pour être heureux.

Sauf l’essentiel.

Avec « Quand on n’a que l’humour » vous changez de registre. En effet, le suspense ne semble pas être la clé de voûte du roman. Quel ton/registre sera donc mis en avant ? Et pourquoi ?

Il est vrai que ce nouveau roman n’est pas un page-turner haletant comme Fidèle au poste, mais malgré tout, il y a des thèmes communs entre ces deux textes. Les deux parlent de l’importance des apparences dans nos vies, tous ces efforts qu’on fait pour masquer ses faiblesses, pour se montrer sous un autre jour, tous ces non-dits qu’on laisse grandir jusqu’à devenir omniprésents… Je suis persuadée que les lecteurs qui ont aimé mon premier roman se retrouveront dans le suivant, même si les deux textes ne sont pas dans la même veine. En tant qu’écrivain, je suis très attachée à l’idée d’écrire les histoires qui me viennent, qui me portent, qui m’inspirent, sans chercher à coller à tout prix une étiquette sur mes romans. Je pense sincèrement qu’ouvrir un livre, ce n’est pas se dire « Ah, c’est le dernier d’Untel, donc je sais à l’avance que ça va parler de ça et de ça, que l’intrigue se passera à tel endroit, et que les personnages seront comme çi et comme ça. ». Ouvrir un livre, c’est accepter de partir à l’aventure, d’être embarqué dans un univers totalement différent à chaque fois, c’est accepter la surprise et l’inattendu !

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Amélie, que lisez-vous ?

Beaucoup de choses très variées 😉 Depuis quelques années, je lis essentiellement des romans contemporains, et mes auteurs « fétiches » sont Hervé Commère, Laura Kasischke, Grégoire Delacourt.  Mon dernier coup de cœur en date : Nous rêvions juste de liberté, de Henri Loevenbruck !

Un mot de votre actualité 2017 : séances de dédicace ? Salons ? …

Je serai le 5 mai au Furet du nord de Lille pour le lancement de Quand on n’a que l’humour…, puis au salon du livre de Saumur au mois de mai et à Saint-Maur en poche en juin prochain ! Voilà pour l’essentiel avant l’été 😉

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Je tiens à remercier très chaleureusement Amélie Antoine pour sa gentillesse !

 

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