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Le Festival « Les Correspondances » à Manosque : une expérience incroyable !

Il y a quelques semaines, la 18ème édition du festival des Correspondances de Manosque était lancée.

Ville de Giono, Manosque fut également la citadelle de mon enfance. Les souvenirs y sont nombreux et pourtant jamais auparavant je n’avais eu l’occasion d’assister aux Correspondances.

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TOUT UN PROGRAMME

La particularité du festival « Les Correspondances » c’est de n’avoir aucun modèle. Il se démarque concrètement des nombreux salons et foires du livre afin de proposer une approche non traditionnelle de ce type d’événementiel.

Bref, on respire, on se sent comme un poisson dans l’eau !

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Le festival « Les Correspondances » n’est pas uniquement un instant littéraire où seuls les auteurs auraient droit de cité.

« Les Correspondances » crée une passerelle avec d’autres formes artistiques et lie ainsi la littérature à l’art, la musique, la comédie….

L’écriture, bien évidemment, n’est pas en reste. Elle tient une place privilégiée dans ce grand mouvement d’expression artistique qu’est le festival.

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ECRITURE ET PARTAGE

Nouveauté 2016 « Écrire sous le Platane » © Jean Lautrey
Nouveauté 2016 « Écrire sous le Platane » © Jean Lautrey

 

Une centaine d’écritoires sont érigés chaque année sur la place publique. Ces lieux  invitent à l’écriture et forment un parcours insolite à travers Manosque et sa région.

Ça sent bon la lavande et les vacances 😉

Ouverts à tous, les écritoires sont une occasion d’écrire à un proche, un ami lointain et pourquoi pas à soi-même !

L’ensemble des lettres et petits mots sont ensuite affranchis par « Les Correspondances ».

Quel plaisir de remplacer le sms ou le tweet par une lettre manuscrite qui voyagera et prendra le temps d’atteindre son destinataire !

L’écritoire à Vertiges. © Olivier Lübeck - (Place des Observantins, face au conservatoire.)
L’écritoire à Vertiges. © Olivier Lübeck – (Place des Observantins, face au conservatoire.)

 

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RENCONTRE ET ECOUTE

Rentrons à présent dans le vif du sujet !

Bien que le festival se soit déroulé du 21 au 25 septembre 2016, je n’ai pu m’y rendre que le samedi 24 et dimanche 25 septembre.

Au programme, rencontre avec Alain Mabanckou, un auteur que j’apprécie particulièrement et qui s’est avéré être un orateur hors pair !

Il nous a parlé de son dernier livre « Le monde est mon langage » (Grasset, 2016) et c’est avec une certaine admiration que je l’ai écouté se conter. La langue française est si belle ! On l’oublie parfois.

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Derrière l’auteur et son interlocuteur Julien Bisson, rédacteur en Chef du Magazine Lire, une immense étagère de livres.

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Irréelle, il s’agit d’une image grandeur nature.

A première vue, je pensais qu’il s’agissait de livres d’auteurs défunts.

Mais je me trompais. L’originalité se trouvait ailleurs. Il ne s’agissait pas de noms d’auteurs ayant existé mais de patronymes inventés avec finesse.

« Lexomil et le royaume » d’Albert Camus (« L’Exil et le royaume »), « Cools » d’ Apollinaire (« Alcools »), « La Nuit remue » d’ Henri Michou (Michaux)… un détournement poétique signé Clémentine Mélois !

La rencontre achevée, je me suis rendue à l‘exposition Le Triporteur (à ne pas confondre avec le film du même nom de Jacques Pinoteau, 1957).

Cette exposition de Antonio La Cava, dit «il Maestro», témoigne d’un travail absolument extraordinaire.

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Depuis une quinzaine d’années, « il Maestro » arpente les petites routes de la région italienne de Basilicata avec son triporteur rempli de livres.

Ce sont autant d’histoires qui, contre vents et marées, atteignent les villages perdus des montagnes de cette région méridionale.

Le lendemain, le film « Fuocoammare, par-delà Lampedusa » de Gianfranco Rosi a été diffusé en avant-première.

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La projection était suivie d’un échange avec les écrivains Camille De Toledo et Eric Vuillard. L’occasion donc de parler du livre « 14 juillet », publié aux éditions Actes Sud.

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« 14 Juillet » est un livre dont je vous recommande la lecture. Car même si les romans historiques ne sont pas votre tasse de thé, « 14 juillet » est avant tout un hommage à ces visages anonymes, à ceux qui ont écrit l’Histoire de la Révolution française mais qui en ont été évincés du mythe.

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« L’Histoire nous a laissé un compte et une liste : le compte est de 98 morts parmi les assaillants ; et la liste officielle des vainqueurs de la Bastille comporte 954 noms. Il m’a semblé que la littérature devait redonner vie à l’action, rendre l’événement à la foule et à ces hommes un visage.

À une époque où un peuple se cherche, où il apparaît sur certaines places de temps à autre, il n’est peut-être pas inutile de raconter comment le peuple a surgi brusquement, et pour la première fois, sur la scène du monde.” »

La rencontre achevée, j’ai pris la plume dans l’écritoire végétal du jardin du Centre Jean Giono.

Les senteurs originales et naturelles proposées par Terre d’Oc ont ainsi accompagné mes mots et mes pensées…

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