editions-stock-rentrée-littéraire-2017

La Rentrée Littéraire 2017 aux éditions Stock

Parmi les 13 livres de la rentrée littéraire des éditions Stock, 3 figurent dans les romans mis en jeu à l’occasion de notre grand concours de critiques littéraires.

Nous avons ainsi opté pour un premier roman avec « Mon père, ma mère et Sheila » de Eric Romand ; le nouveau roman de Camille Laurens « La petite danseuse de quatorze ans » ; et le magnifique roman de Paolo Cognetti  « Les huit montagnes ».

Tag-concours-de-critiques-littéraires-collibris
.

EN SAVOIR PLUS ➡ CONCOURS DE CRITIQUES LITTÉRAIRES 

La rentrée littéraire Stock c’est également « Les rameaux noirs » de Simon Liberati. En 2016, il avait transformé avec délicatesse une Eva de chair en l’Eva de papier. Cette année, il revient à l’autobiographie.

Les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia, Claire Berest et Anne Berest, offrent quant à elles un portrait saisissant de leur arrière grand-mère dans « Gabriële ». Dans ce roman à quatre mains, les deux auteures nous emmènent à la rencontre d’une femme indépendante, musicienne, féministe ; une femme qui, au début du XXème siècle, était prête à briser les carcans et à réinventer les codes de la beauté et de la société.

Vous laisserez-vous tenter par les sorties littéraires des éditions Stock ?

* * * * * * * * *

📚 « La petite danseuse de quatorze ans », Camille Laurens, 30/08/2017 

[Sélection spéciale CONCOURS DE CRITIQUES LITTÉRAIRES]

La petite danseuse de quatorze ans Camille Laurens
.

« Elle est célèbre dans le monde entier mais combien  connaissent son nom ? On peut admirer sa silhouette  à Washington, Paris, Londres, New York, Dresde ou
Copenhague, mais où est sa tombe ? On ne sait que son  âge, quatorze ans, et le travail qu’elle faisait, car c’était déjà  un travail, à cet âge où nos enfants vont à l’école. Dans les  années 1880, elle dansait comme petit rat à l’Opéra de Paris,
et ce qui fait souvent rêver nos petites filles n’était pas un  rêve pour elle, pas l’âge heureux de notre jeunesse. Elle a  été renvoyée après quelques années de labeur, le directeur  en a eu assez de ses absences à répétition. C’est qu’elle avait  un autre métier, et même deux, parce que les quelques sous  gagnés à l’Opéra ne suffisaient pas à la nourrir, elle ni sa  famille. Elle était modèle, elle posait pour des peintres ou  des sculpteurs. Parmi eux il y avait Edgar Degas. »

📚 « Mon père, ma mère et Sheila », Eric Romand, 23/08/2017 

[Sélection spéciale CONCOURS DE CRITIQUES LITTÉRAIRES]

Mon père, ma mère et Sheila Eric Romand
.

C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80. Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences. Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère. Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur. Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise. Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque. Regarde les émissions de variétés scintillantes… Et admire une célèbre chanteuse  dont il aime les robes à paillettes, les refrains joyeux. Il voudrait être elle. Il voudrait être ailleurs. Un premier roman tout en sensibilité sur fond de nostalgie douce amère et d’humour salutaire.

📚 Les huit montagnes, Paolo Cognetti (Auteur), Anita Rochedy (Traducteur), 23/08/2017 –

[Sélection spéciale CONCOURS DE CRITIQUES LITTÉRAIRES]

Les huit montagnes Paolo Cognetti
.

« Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. »

Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers,  puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès  de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé – et son avenir.
Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage  et de filiation.

📚 « Les rameaux noirs », Simon Liberati, 23/08/2017

Les rameaux noirs Simon Liberati
.

Lorsque son père, le poète surréaliste André Liberati est touché par une crise de délire, l’écrivain Simon Liberati s’interroge  : qu’est-ce que la création  ? Qu’est-ce que ce mouvement mystérieux de l’inspiration, en prose et en poésie  ?
Il y a deux ans, il avait publié Eva, aujourd’hui il revient à l’autobiographie, en racontant les jours merveilleux de son enfance, la présence singulière de son père, la figure muette et obsédante d’un frère mort à un an, l’expérience du feu qu’est l’écriture. Quand on est le filleul d’Aragon, et qu’on a vu de près l’amitié complexe de Breton pour son père, on sait que l’écriture est engagement et impulsion.
Un autoportrait saisissant.

📚 « Les talons rouges », Antoine de Baecque, 23/08/2017

Les talons rouges Antoine de Baecque
.

Juin 1789, l’Ancien Monde bascule. Les Villemort forment une longue lignée d’aristocrates, un clan soudé par l’idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte. Les Villemort, ces «  talons rouges  », sont aussi des vampires. Deux d’entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux. Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires. Voici William, l’oncle revenu d’Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s’entourant d’une garde couleur ébène. Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l’action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu’à lui donner la vie éternelle. Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges  ?

📚 « Sa mère », Saphia Azzeddine, 23/08/2017

Sa mère Saphia Azzeddine
.

Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre  ; elle a un destin, mais ne sait pas encore lequel. Pas celui de caissière à La Miche Dorée. Pas non plus celui de ses rares copines, certaines connues en prison, d’autres camarades de galère et d’errance. Serait-ce celui de nounou des enfants impeccables de la Sublime  ? Ou celui de retrouver sa mère coûte que coûte  ? Son destin, elle va le chercher avec les moyens dont elle dispose  : le culot, la parole qui frappe, l’humour cinglant, l’insoumission à son milieu, la révolte contre toutes les conventions. C’est une héroïne de notre temps.

📚 « Mes pas vont ailleurs », Jean-Luc Coatalem, 23/08/2017

Mes pas vont ailleurs Jean-Luc Coatalem
.

Mai 1919. Victor Segalen est retrouvé mort, couché dans un petit bois, au cœur du Finistère. Partant du mystère qui entoure la mort de Segalen, suicide  ? accident  ?, Jean-Luc Coatalem suit les empreintes de l’écrivain-voyageur, breton, comme lui, Brestois, aussi. Militaire, marin et poète, auteur d’une œuvre labyrinthique que, de son vivant, personne n’aura soupçonnée.
En 1903, Segalen pélerine sur les traces de Gauguin, aux îles Marquises. En 1905, à Djibouti, sur celles de Rimbaud. En 1909, il traverse la Chine, en jonque, en train et à cheval, et il recommencera. En 1910, il se risque dans le dédale de la Cité interdite de Pékin, derrière un séduisant jeune homme, espion et amant de l’impératrice. Puis il réside seul à Hanoi, rêve au Tibet, et achète son opium. Il meurt à quarante et un ans, dans la forêt légendaire du Huelgoat, un Shakespeare à la main, la jambe entaillée, au-dessus d’un Gouffre, loin de son épouse et de cette autre femme qu’il aime.

📚 « Gabriële », Claire Berest, Anne Berest, 23/08/2017

Gabriële Claire Berest, Anne Berest
.

Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient «  la femme au cerveau érotique  » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Zürich, Barcelone, Étival et Saint-Tropez, Gabriële guide les précurseurs de l’art abstrait, des futuristes, des Dada, toujours à la pointe des avancées artistiques. Ce livre nous transporte au début d’un xxe  siècle qui réinvente les codes de la beauté et de la société.
Anne et Claire Berest sont les arrière-petites-filles de Gabriële Buffet-Picabia.

📚 « Colombe sous la lune », Laurence Campa, 23/08/2017

Colombe sous la lune Laurence Campa
.

De Erich Maria Remarque à Pierre Lemaître, la Grande Guerre a été tant racontée, mais elle nous remue encore. Pourquoi  ? Parce que dans cette période de cauchemar précipité, la vie semble plus dense  : les amitiés, les trahisons, les amours rêvées, la jeunesse perdue.
Laurence Campa imagine un personnage de poilu tout juste sorti de l’enfance, qui semble tombé là par hasard, comme un Fabrice del Dongo transporté en 1915. Thomas part à la guerre. Thomas a fui Colombe, une jeune femme dont il rêve, à qui il parle au fond de lui, sur qui il compte comme échappatoire, comme douceur, comme rêvasserie heureuse. La réalité, elle, revient à lui, et comme le jour suit la nuit, la nuit gagne en retour du terrain  ; Thomas doit résister, il va s’abîmer et grandir. Par ces pages qui révèlent un talent de reconstitution impressionnant, on éprouve ses «  orages d’acier  », qui détruisent tout sur leur passage. Il y a la boue des tranchées que les jeunes soldats ont appelées L’Etoile de mer, les trous d’obus, les tactiques muettes, mais aussi le silence de l’attente, l’espoir minuscule. Et le retour à la vie. Un roman court et soufflant, porté par une atmosphère lunaire.

📚 « Je suis Jeanne Hebuterne », Olivia Elkaim, 23/08/2017

Je suis Jeanne Hebuterne Olivia Elkaim
.

Jeanne Hébuterne est une jeune fille quand, en 1916, elle rencontre Amedeo Modigliani. De quinze ans son aîné, il est un artiste «  maudit  », vivant dans la misère, à Montparnasse. Elle veut s’émanciper de ses parents et de son frère, et devenir peintre elle aussi. Ils tombent fous amoureux. De Paris à Nice – où ils fuient les combats de la Première Guerre mondiale –, ils bravent les bonnes mœurs et les interdits familiaux. Mais leur amour incandescent les conduit aux confins de la folie.

📚 « Demain sera tendre », Pauline Perrignon, 23/08/2017

Demain sera tendre Pauline Perrignon
.

Une fille, un père. Un homme tendre et têtu, qui voit sa famille grandir et ses espoirs s’éteindre. Lui qui croyait à une France construite sur une gauche généreuse, sur un syndicalisme réformateur, une presse moderne et utopique, cet homme de convictions voit la mélancolie le gagner. Mais il a un foyer où vivent sa femme et ses quatre filles, et tout au fond de lui, il transmet le flambeau à la nouvelle génération. L’amour de la musique, des lettres, de la liberté. Ce texte repose sur une belle alchimie  : il expose avec franchise, humour et douceur le regard d’une fille sur son père parti trop tôt. Un premier roman remuant.

📚 « Les pleureuses », Katie Kitamura (Auteur), Denis Michelis (Traducteur), 23/08/2017

Les pleureuses Katie Kitamura
.

« Christopher avait tous les droits de disparaître sans que je  le pourchasse. Mais partir si longtemps sans laisser de mot ?  N’y avait-il pas quelque chose d’étrange ? »

La narratrice est séparée de son mari, Christopher, depuis  six mois mais personne ne le sait. Quand sa belle-mère  l’appelle pour lui dire qu’il a disparu, elle accepte de partir à  sa recherche dans le Péloponnèse. Elle s’installe dans l’hôtel  où il a été vu pour la dernière fois, et les jours passent sans  que Christopher réapparaisse…
Dans cette campagne grecque ravagée par les incendies, la  jeune femme retrace l’histoire de leur relation et interroge  sa propre responsabilité dans l’échec de leur mariage.

📚 « Mon autopsie », Jean-Louis Fournier, 30/08/2017

Mon autopsie Jean-Louis Fournier
.

« Je suis mort.
C’est pas le pire qui pouvait m’arriver. »

Jean-Louis Fournier s’est fait autopsié par la charmante Egoïne pour qu’on sache ce qu’il avait dans la tête, dans le coeur et dans le ventre.

* * * * * * * * * * *

Si l’un de ces livres vous interpellent, n’hésitez pas à les rajouter à votre Liste de souhaits Collibris en cliquant sur la couverture du livre.

Je vous rappelle également que trois de ces romans font partie de notre sélection de livres pour notre grand concours de critiques littéraires !

Peut-être aurez-vous la chance de les remporter !

Tag-concours-de-critiques-littéraires-collibris
.
Logo collibris

Bienvenue sur le blog de Collibris. N'hésitez pas à partager vos lectures sur l'application et les réseaux sociaux.
Bonnes lectures

Newsletter

Articles similaires

L’interview de Santiago Gamboa pour « Retourner dans l’obscure vallée »

Santiago Gamboa est un auteur colombien que je ne connaissais pas. Je l’ai découvert dans son nouveau livre « Retourner dans l’obscure vallée »…

Lire plus
L’interview de Karine Giebel pour « De Force »

« DE FORCE » (Pocket, 2017) est un thriller psychologique parfaitement mené, une pépite littéraire machiavélique qui ne vous laissera pas indemne. Si vous êtes un adepte…

Lire plus
Concours : Gagnez des exemplaires dédicacés de « De FORCE » de Karine Giebel !

Accrochez-vous ! Le thriller « DE FORCE » de Karine Giebel débarque en poche aux éditions Pocket le 14 septembre prochain ! Pour…

Lire plus