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Claire Favan présente « Dompteur d’anges » !

« Le Tueur de l’ombre », « Apnée noire », « Miettes de sang », « Serre-moi fort »… vous  l’aurez compris, les romans de Claire Favan ne sont pas à mettre entre toutes les mains.

Il est question de tueurs en série, de manipulation psychologique, de suspense, de brutalité, de folie… La noirceur absolue.

Claire Favan s’amuse avec les lecteurs, elle les malmène, les bouscule et les entraîne dans des intrigues machiavéliques.

On n’en sort jamais indemne.

Son dernier roman « Dompteur d’anges », sorti aux Editions Pocket le 22 février dernier, est tout aussi intense.

Encore une fois, attendez-vous à être secoués ! La lecture de ce thriller d’une noirceur absolue ne vous laissera aucun répit !

« Dompteur d’anges » de Claire Favan
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L’interview de Claire Favan

Bonjour Claire. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre univers littéraire ?

Je travaille le jour dans la finance et j’écris le soir.

Je suis issue de la génération Stephen King et du silence des agneaux. J’ai toujours aimé les romans forts qui laissent des traces, non pas sur le terrain de la violence gratuite, mais de l’originalité et de la puissance de l’intrigue.

Ce qui m’intéresse dans le sujet des tueurs en série, c’est l’aspect psychologique : pourquoi, comment… Et ce sont ces questions auxquelles je tente toujours de répondre dans mes romans.

Votre dernier roman « Dompteur d’anges » est paru le 22 février aux éditions Pocket. Il entraîne le lecteur dans les abysses de la manipulation mentale et de la violence psychologique. Que pouvez-vous nous en dire ?

Max parvient à subvenir à ses besoins en menant une vie simple d’homme à tout faire, jusqu’au jour où sa vie bascule. Il est accusé du meurtre et du viol d’un enfant. Le système dans son ensemble le broie sous sa botte. Quand cinq ans après sa condamnation, il est reconnu innocent, ce n’est plus le même homme qui sort de prison. Et celui qu’il est devenu met au point la plus cruelle des vengeances.

Même si je glisse souvent des critiques sur la société noyée dans mes histoires, Dompteur d’anges est le seul roman qui répercute l’actualité, même si c’est de façon indirecte.

Un dompteur, des anges. Ces mots sont symboliquement très forts. Pourquoi avoir choisi spécifiquement ces termes ? Qu’évoquent-ils ?

Normalement, on dompte des bêtes sauvages. Un ange a une image de douceur qui ne colle pas avec ce verbe. Cette opposition me permettait de mettre en mots la tactique que Max met en œuvre pour se venger de la société.

Les personnages tiennent une place prépondérante dans vos romans. Leurs failles donnent une réelle profondeur à l’histoire. Comment avez-vous donné vie à Max ?

Je trouve que des personnages abimés par la vie ou marqués par les épreuves donnent plus de prises auxquelles s’accrocher pendant la narration. Leurs failles entraînent des réactions exacerbées, différentes de celles auxquelles s’attend le lecteur ou au contraire qui lui permettent de s’identifier à eux.

Évidemment, Max est au cœur de l’action de Dompteur d’anges, mais pour moi ce n’est pas lui le personnage principal. Il est monobloc, animé par un seul sentiment à la fois.

J’ai consacré beaucoup plus de temps à peaufiner la personnalité des anges.

Cruels, sombres, dérangeants, horrifiants, machiavéliques… vos romans bousculent. Et c’est bien le but. Mais que souhaitez-vous vraiment provoquer chez le lecteur ? Quelle part de nous souhaitez-vous éveiller ?

Je souhaite surprendre le lecteur, le bousculer dans son confort, le mettre en déséquilibre, non pas pour révolutionner le monde, mais tout simplement, pour provoquer ce que j’aime ressentir dans mes lectures.

Un petit portrait chinois ça vous tente ?

Que seriez-vous si vous étiez :

— un livre : Ça de Stephen King

— une peur : Peur des clowns

— un bruit : le chuchotement du vent

— une obsession : seulement quand je veux quelque chose.

— une arme de crime : couteau

— un animal : un chat

— un lieu : mon bureau

— un adage : les pieds sur terre, la tête dans les étoiles.

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Claire, que lisez-vous ?

Je lis essentiellement des romans sur les tueurs en série, de l’héroïc fantasy, des dystopies. Bref, de l’évasion, pas de réalité!

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Je tiens à remercier très chaleureusement Claire Favan pour sa gentillesse et sa disponibilité.

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