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Béatrice Courtot présente « La Vallée des oranges » – Prix du Livre Romantique 2018

C’est avec un immense plaisir que nous nous sommes entretenus avec la lauréate du Prix du Livre Romantique 2018 : Béatrice Courtot.

Avec son premier roman « La Vallée des oranges », Béatrice Courtot nous offre une fresque romanesque très addictive !

Il se dégage de ce roman de douces effluves de fleurs d’orangers et de merveilleuses saveurs culinaires. De quoi vous donner l’eau à la bouche 😉

« La Vallée des oranges » est un récit qui se déguste… un voyage aux mille senteurs !

La Vallée Des Oranges Courtot Béatrice
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Et qui mieux que Béatrice pour vous en parler !

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Avant de parler de votre premier roman « La Vallée des oranges », pourriez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer votre parcours ?

Sensible à l’écologie et à la cause des femmes, je travaille actuellement dans le secteur du développement durable à Paris. L’écriture a été en quelque sorte le fruit d’un hasard puisque je me suis lancée ce challenge à la suite d’un atelier de coaching. Méditerranéenne dans l’âme, je suis tombée sous le charme de Majorque un été, et ai tissé une histoire autour de femmes, à deux époques différentes sur cette île. Et cette année, j’ai eu la chance incroyable de remporter le Prix du Livre Romantique organisé par les éditions Charleston! Quel cadeau !

A l’issue de notre concours spécial Fête des mères, de nombreux(ses) lecteurs(rices) auront la chance de recevoir un exemplaire de votre roman « La Vallée des oranges ».

– En 5 mots, comment leur présenteriez-vous ce livre ?

Un roman mêlant des secrets de famille, des recettes de cuisine, sur fond de guerre civile espagnole dans les îles Baléares. A lire cet été, en sirotant un jus d’orange fraîchement pressé !

– Quel message souhaiteriez-vous leur adresser ?

J’ai dédié mon livre à mon arrière-grand-mère et à ma fille. La transmission entre les générations de femmes est un sujet qui me tient à cœur. Notamment la transmission du savoir-faire culinaire. Je pense qu’il y a beaucoup de secrets enfouis et de confidences qui sont murmurés devant les fourneaux… J’ai voulu faire ressentir aux lecteurs(rices) des saveurs, des parfums, des émotions suscitées par la cuisine majorquine, et leur dire qu’il est important de faire perdurer ces traditions de famille, ces petits moments de bonheur partagés autour d’un bon plat !

Vous avez vécu en Espagne. De quelle manière cette expérience transparaît-elle dans votre roman ?

L’histoire se déroule en partie à Majorque, dans les montagnes de la Tramuntana. Une région abrupte, parsemée de champs d’orangers, qui n’a malheureusement pas échappé à la guerre civile  dès 1936. Pour coller au maximum à la réalité et à l’Histoire, j’ai effectué des recherches en langue espagnole. Des expressions en dialecte majorquin sont également glissées ici et là dans le roman. C’est également en séjournant à Majorque que je me suis imprégnée de l’ambiance de cette île, de ses traditions. Cet art de vivre insulaire m’a fascinée et j’ai voulu retranscrire ce ressenti dans le roman. Pour moi, l’écriture est une danse des mots. Festive, poétique et sensorielle.

L’orange est au cœur du récit. Pour vous, quelle(s) signification(s) revêt-elle ?

D’abord, cet agrume est un fruit d’hiver, gorgé de soleil. Sensuel et résistant, à l’image de Magdalena, l’héroïne du roman.

Ensuite, l’orange de Sóller est une des meilleures que j’ai goûtées. Juteuse, sucrée, enivrante. La région de la Tramuntana où elle est cultivée est préservée du tourisme de masse. Il y flotte en permanence un parfum de la fleur d’oranger mêlé à l’odeur saline de la mer et au parfum balsamique des pins. C’est un endroit magique ! Actuellement, les insulaires se battent pour conserver l’authenticité de leur orange et perpétuer la tradition de leurs ancêtres.

Enfin, en Espagne, l’expression mi media naranja – ma moitié d’orange- désigne l’âme sœur. Ce fruit symbolise l’union parfaite entre deux êtres, initialement coupés en deux. Cette image de quête d’un alter ego me plait beaucoup.

« La vallée des oranges » met en scène de poignants et magnifiques destins de femmes ! Comment avez-vous donné vie à Anaïs et à son arrière grand-mère Magdalena ?

C’est lors d’une promenade dans un vieux train en bois datant de 1912 qui traversait Sóller que le point de départ de ce roman m’est venu. Je me suis demandée : comment était la vie avant ? Quelles histoires, quels secrets les maisons de cette île cachaient-t-elles, derrière leurs volets vert olive ? Après m’être documentée sur le début de la guerre civile aux îles Baléares, j’ai commencé à broder une histoire autour de deux femmes, celle d’Anaïs et de Magdalena, son arrière-grand-mère. Un siècle les sépare mais leurs destins sont unis par cette Histoire commune…

Et j’ai sûrement pensé à mon arrière-grand-mère, qui cuisinait beaucoup et qui a vécu une histoire similaire, sur une autre rive de la Méditerranée… Sa fille, ma grand-mère Manou, a été ma première confidente durant tout le processus d’écriture. Elle m’a relue, corrigée, encouragée. En fin de compte, cette histoire imaginaire aurait pu être la nôtre !

Effluves de fleurs d’orangers et recettes qui mettent l’eau à la bouche, votre roman est rempli de merveilleuses saveurs. Il faut bien l’avouer, cela ouvre grandement l’appétit ! Est-ce là une manière d’éveiller tous les sens du lecteur et de l’immerger complètement dans le roman ?

Je suis ravie de vous avoir mis l’eau à la bouche ! Personnellement, j’adore cuisiner. En général, l’inspiration me vient lorsque je coupe des légumes, ou quand je pétris la pâte… Mettre des recettes au début de certains chapitres était un choix gourmand. Les lecteurs-trices pouvaient ainsi découvrir la cuisine typique des majorquins à qui je voulais rendre hommage (lait d’amande, raie en escabèche, beignets des vierges, flan à l’orange, ensaïmadas…). C’est une cuisine entre terre et mer, faite de contrastes et de désaccords, à l’image de leur Histoire. Ce mélange d’aigre-doux, de croquant et de moelleux, de sucré et de salé, de chaud et de froid fait toute l’identité de l’île.

« La vallée des oranges » a obtenu le Prix du Livre Romantique 2018 ! Comment s’est déroulée cette aventure – de l’envoi de votre manuscrit à sa publication ?

A vrai dire, je suis passée par un arc-en-ciel d’émotions. L’appréhension à l’envoi du manuscrit. Le questionnement avant la date des résultats. Puis l’explosion de joie lors de l’annonce finale ! Je n’y croyais pas… J’ai tout de suite appelé ma grand-mère pour lui annoncer que j’avais gagné le premier prix. L’émotion que j’ai ressentie dans sa voix a été ma consécration. Nous avons eu une pensée pour mon arrière-grand-mère qui doit veiller sur nous, de là-haut… Nous étions très émues toutes les deux. Cette aventure nous a plus que jamais liées !

S’en sont suivies des étapes de réécriture pour peaufiner l’histoire, rajouter des éléments, en supprimer d’autres avec Christine ma correctrice qui a toujours de bons conseils. Puis la proposition de la couverture que j’ai trouvée très belle (le portrait d’une femme en noir et blanc). Et enfin les corrections typo-orthographiques afin de supprimer les dernières coquilles.

J’ai une chance inouïe d’être tombée dans une maison d’édition qui choie ses auteur-e-s ; avec de belles rencontres comme Caroline, l’attachée de presse et Mathieu, le community manager qui sont des personnes solaires et bienveillantes.

Auriez-vous quelques conseils pour celles et ceux qui souhaiteraient tenter l’aventure ? 

Je n’ai pas vraiment de conseils à donner car l’écriture est une affaire très personnelle ! Pour ma part, j’écris des notes dans mon téléphone quand l’inspiration arrive, et je détaille mon histoire dans un plan ultra-détaillé chapitre par chapitre, sur ordinateur.

Il faut avant tout qu’il y ait l’envie. En un seul mot, je dirai : Osez ! Il n’y a rien à perdre, tout à y gagner. C’est une aventure merveilleuse. Les Editions Charleston recherchent des histoires de littérature générale autour d’une héroïne au caractère libre, fort et fier, avec une histoire d’amour et une fin heureuse. Donc… à vos plumes !

On dit souvent qu’on est ce qu’on lit. Et vous Béatrice, que lisez-vous ?

Des romans d’évasion dans des contrées lointaines. J’aime les livres qui offrent des moments de dépaysement, où le lecteur a l’impression de côtoyer les personnages d’un autre pays, d’une culture étrangère, voire d’une autre époque… avec une histoire d’amour à la clé ! Comme l’Ile des oubliés de Victoria Hislop en Crète, La Lionne de Katherine Scholes en Tanzanie, Le Châle de Cachemire de Rosie Thomas en Inde, ou encore la Saga des sept sœurs de Lucinda Riley aux quatre coins du monde. J’adore voyager en lisant !

Un mot de votre actualité 2018 : séances de dédicace ? Salons ? …

Deux événements à Cabourg (la capitale romantique !) d’abord pour la remise du Prix le 25 juin prochain, puis lors du Salon du livre le 20 juillet.

Le mot de la fin est pour vous.

Merci Emilie pour cette interview ! Je souhaite une bonne fête à toutes les mamans, les gardiennes de nos secrets… et une belle échappée gourmande dans la Vallée des oranges aux futur-e-s gagnant-e-s !

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Je tiens à remercier très chaleureusement Béatrice Courtot pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Découvrez « La Vallée des oranges » de Béatrice Courtot – Editions Charleston – 10/04/2018

La Vallée Des Oranges Courtot Béatrice
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Marseille, 2016

En démontant le faux plafond d’un hôtel, un ouvrier tombe sur une boîte contenant les souvenirs d’une vieille dame, Magdalena. Son arrière-petite-fille, Anaïs, tenancière du Café de l’Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines…

Majorque, 1935

Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Mais très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village. Au péril de sa vie, Magdalena s’engage alors dans la résistance.

Entre Majorque et Marseille, deux destins de femmes bousculées par la Guerre d’Espagne et un secret de famille, mais unies par une même passion : la pâtisserie.

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